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Médecine : interrogation sur les anti-dépresseurs

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Message par Mortyfaire Lun 28 Juin - 13:44

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Message par Luciole Lun 28 Juin - 14:33

La France est le plus grand consommateur de ces produits.
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Message par Mortyfaire Lun 28 Juin - 14:40

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Dernière édition par Mortyfaire le Mer 21 Juil - 20:35, édité 1 fois
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Message par Mortyfaire Lun 28 Juin - 20:41

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Message par Mortyfaire Lun 28 Juin - 20:41

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Message par Mortyfaire Lun 28 Juin - 20:43

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Message par Mortyfaire Lun 28 Juin - 20:51

LES MÉDICAMENTS PSYCHIATRIQUES :



traitement ou charlatanisme ?




par Lawrence Stevens, J.D. (Avocat, USA)
(Traduit de l’anglais par Denis Masse B.Sc.A. L’usage du genre masculin n’a pour but que d’alléger le texte et n’implique aucune discrimination)
Les médicaments psychiatriques ne valent rien, et la plupart sont dangereux. Plusieurs causent des dommages permanents au cerveau, aux doses habituellement utilisées. Ces médicaments ainsi que la profession qui défend leur utilisation sont dangereux pour votre santé.

LES ANTIDÉPRESSEURS

Le manuel: "The Comprehensive Textbook of Psychiatry/IV", publié en 1985, dit "Les médicaments de la famille des tri-cycliques sont les antidépresseurs les plus efficaces" (Williams & Wilkins, p. 1520). Mais dans son livre : Overcoming Depression (Vaincre la dépression), publié en 1981, le Dr. Andrew Stanway, un médecin britannique, dit "Si les antidépresseurs étaient réellement aussi efficaces qu’on nous le fait croire, les taux d’admission dans les hôpitaux pour dépression auraient sûrement diminué depuis les vingt ans qu’ils sont disponibles. Hélas cela n’est pas arrivé. … Plusieurs études ont trouvé que les tri-cycliques sont à peine plus efficaces que des placebos et certaines ont même trouvé qu’ils n’étaient pas aussi efficaces que des comprimés bidons" (Hamlyn Publishing Group, Ltd., p. 159-160).
Dans son manuel Electroconvulsive Therapy ( La thérapie par électrochocs ), Richard Abrams, M.D., Professeur de psychiatrie à l’École de médecine de Chicago, explique la raison pour la réédition en 1988, de son livre publié 6 ans auparavant: "Durant ces 6 années l’intérêt pour les électrochocs s’est grandement accru". ... Qu’est-ce qui est responsable pour cette volte-face dans la psychiatrie Américaine ? Peut-être une désillusion avec les antidépresseurs. Aucun ne fut trouvé d’une efficacité thérapeutique supérieure à l’imipramine [ un tri-cyclique], agé maintenant de 30 ans, et les substances introduites plus récemment sont souvent soit moins efficaces ou bien plus toxiques, ou les deux, que les médicaments plus vieux (Presses de l’Univ. Oxford, p. xi). Dans son livre, le Dr. Abrams dit "Malgré les affirmations des manufacturiers, il n’y a eu aucun progrès significatif dans le traitement pharmacologique de la dépression depuis l’introduction de l’imipramine en 1958. " (p. 7). Dans la préface de ce livre, Max Fink, M.D., un professeur de psychiatrie de l’Université de l’état de New-York à Stony Brook, dit que la raison pour l’usage accru des électrochocs (aussi appelée "thérapie" électroconvulsive ou TEC) comme traitement de la dépression est ce qu’il appelle "Le désappointement au sujet de l’efficacité des médicaments psychotropes" (p. vii).
Dans son livre : Les Médicaments Psychiatriques : Danger pour le Cerveau, publié en 1983, le psychiatre Peter Breggin, M.D., affirme: "La chose la plus importante à dire, au sujet des antidépresseurs les plus fréquemment utilisés est qu’ils n’ont pas d’effet anti-dépressif spécifique." Comme les neuroleptiques, auxquels ils ressemblent beaucoup chimiquement, ils sont hautement neurotoxiques et handicapants pour le cerveau, leurs effets étant le résultat d’un dérangement de la fonction cérébrale normale. ... Seule "l’opinion clinique" des défenseurs des médicaments défend l’effet anti-dépressif de ces soi-disant antidépresseurs. (Springer Pub. Co., pp. 160 & 184). Un article du magazine Newsweek, daté du 7 Février 1994 dit que: "Le Prozac…et ses cousins chimiques comme le Zoloft et le Paxil ne sont pas plus efficaces contre la dépression que les traitements plus vieux. " (p. 41). La plupart des gens à qui j’ai parlé et qui avaient pris ces soi-disant antidépresseurs, incluant le Prozac, dirent que le médicament n’avait pas fonctionné pour eux. Ceci jette un doute sur les affirmations, souvent faites, que 60% ou plus de ceux qui prennent ces médicaments en bénéficient.

LE LITHIUM

On dit que le Lithium peut aider les gens dont l’humeur change périodiquement de très joyeuse à très mauvaise. Les psychiatres appellent cela le trouble maniaco-dépressif ou maladie bipolaire. Le lithium fut décrit pour la première fois comme un médicament psychiatrique en 1949 par le psychiatre Australien, John Cade. Selon un traité de psychiatrie: "Pendant qu’il faisait des expériences sur les animaux, Cade remarqua, presque par hasard, que le lithium rendait les animaux léthargiques, ce qui lui donna l’idée d’administrer cette substance à plusieurs patients psychiatriques agités. " Selon ce traité: "ce fut un moment clé dans l’histoire de la psychopharmacologie" (Harold I. Kaplan, M.D. & Benjamin J. Sadock, M.D., Clinical Psychiatry (Psychiatrie Clinique), Williams & Wilkins, 1988, p. 342).
Mais si vous ne voulez pas être léthargique, prendre du lithium serait d’un avantage douteux. Un supporter du lithium comme thérapie psychiatrique admet que le lithium cause : "un sentiment plutôt dépressif , généralement léthargique". Il appelle ça, "la léthargie standard" causée par le lithium. (Roger Williams, "A Hasty Decision? Coping in the Aftermath of a Manic-Depressive Episode", American Health magazine, Octobre 1991, p. 20).
De la même manière, un membre de ma famille fut diagnostiqué comme maniaco-dépressif et on lui donna une ordonnance pour du carbonate de lithium.. Il me confia, des années plus tard, "Le lithium me protégeait de mes hauts mais pas de mes bas. " Cela ne doit pas être une surprise qu’un médicament induisant la léthargie ait cet effet. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les psychiatres affirment quelques fois que le lithium enlève les sentiments de dépression, comme si s’était possible qu’un médicament induisant la léthargie comme le lithium (ainsi que la plupart des médicaments psychiatriques) n’augmente pas les sentiments de dépression et de malheur, même si on leur donne le nom d’antidépresseurs.

MÉDICAMENTS TRANQUILISANTS ET ANXIOLYTIQUES

Parmi les médicaments les plus prescrits figurent ceux de la classe des tranquillisants ou anxiolytiques, incluant le Valium, le Librium, le Xanax et l’Halcion. Les médecins qui les prescrivent, disent qu’ils ont des effets calmants, combattent l’anxiété, la panique ou bien sont utiles pour aider à dormir. Quiconque croit ses affirmations devrait aller à la bibliothèque la plus proche et lire l’article "High Anxiety" dans le numéro de Janvier 1993 du magazine Consumer Reports, ou bien lire le chapitre 11 du livre Toxic Psychiatry (St. Martin's Press, 1991), par le psychiatre Peter Breggin, les deux affirmant que le contraire est plus près de la réalité. Comme tous ou presque tous les médicaments psychiatrique, les soi-disant anxiolytiques ne guérissent rien mais sont plutôt des substances handicapant le cerveau. Lors d’un essai clinique, 70 pour-cent des personnes prenant de l’Halcion "ont développés des pertes de mémoire, de la dépression et de la paranoïa" ("Le manufacturier de l’Halcion, Upjohn Co. défend un somnifère controversé", Miami Herald, 17 Décembre 1991, p. 13A). Selon le Newsweek du 17 Février 1992: "Quatre pays ont déjà interdit ce médicament" (p. 58). Dans son livre Toxic Psychiatry, le psychiatre Peter Breggin, parlant des tranquillisants, dit "Comme la plupart des médicaments psychiatriques, l’usage d’un médicament finit par causer une augmentation des mêmes symptômes que le médicament est supposé améliorer" (ibid, p. 246).

LES MÉDICAMENTS PSYCHIATRIQUE et le SOMMEIL : DISTINCTION ENTRE LE SOMMEIL ET L’INCONSCIENCE INDUITE PAR LES MÉDICAMENTS

Contrairement à l’affirmation que les neuroleptiques, les tranquillisants et les soi-disant antidépresseurs sont des bons somnifères, leur véritable effet est d’inhiber ou de bloquer le vrai sommeil. Une fois que je me fus assit dans un cours de psychiatrie, avec un ami étudiant en médecine, le professeur nous a dit "La recherche a montré que nous n’avons pas besoin de dormir mais que nous avons grandement besoin de rêver." Le stade du sommeil où nous rêvons est le plus important. La plupart des médicaments psychiatrique, incluant ceux promu comme somnifères ou tranquillisants, inhibent ce stade très important du sommeil, induisant un état qui a l’air du sommeil mais qui est véritablement un état d’inconscience sans rêves, pas du sommeil.

Le sommeil, en d’autres mots, est une activité mentale importante qui est dérangé ou arrêté par la majorité des médicaments psychiatriques. Un magazine d’aide personnelle conseille "Ne prenez des somnifères que sur ordre du médecin et alors pour pas plus de dix nuits consécutives. En plus de perdre de leur efficacité et de provoquer une dépendance, les somnifères réduisent ou empêchent le stade de rêve du sommeil qui est nécessaire à la santé mentale" (magazine Going Bonkers?, premier numéro, p. 75). Dans le livre: The Brain Book, le professeur Peter Russell Ph.D. de l’Université du Rhode Island, dit "Durant le sommeil, et particulièrement durant les périodes de rêve, des protéines et autres substances du cerveau utilisées pendant la journée sont régénérées" (Plume, 1979, p. 76). Des expériences de privation du sommeil sur des gens normaux ont montrés que le manque de sommeil causes des hallucinations s’il dure assez longtemps. (Maya Pines, The Brain Changers, Harcourt Brace Jovanovich, 1973, p. 105). Alors que croyez-vous sont les conséquences de prendre des médicaments qui inhibent ou bloquent le vrai sommeil?

LES NEUROLEPTIQUES/ANTI-PSYCHOTIQUES/ANTI-SCHIZOPHRÉNIQUES

Aussi dangereux que puissent être les médicaments de la soi-disant psychiatrie comme les soi-disant antidépresseurs, le lithium et les soi-disant anxiolytiques (tranquillisants), ils sont loin d’être aussi dommageables que les neuroleptiques, aussi appelés "antipsychotiques" ou "anti-schizophréniques". Inclus dans cette catégorie sont, le Largactil (chlorpromazine), le Mellaril, le Prolixin (fluphénazine), le Compazine, le Stélazine, et l’Haldol (halopéridol), ainsi que plusieurs autres.
Tenant compte de leurs effets psychologiques, ces soi-disant neuroleptiques provoquent la misère et non la tranquillité. Ils bloquent (physiquement et par leur action neurologique), en grande partie, les capacités d’agir et de penser d’une personne, et cela même aux doses courantes. En handicapant les gens, ils peuvent arrêter presque n’importe quelle pensée ou comportement que le "thérapeute" veut arrêter. Mais ceci ne fait qu’handicaper une personne, ce n’est pas une thérapie. Le médicament arrête temporairement, ou détruit de façon permanente les bons comme les mauvais côtés de la personnalité d’une personne. Si, et à quel degré le handicap causé le médicament peut partir en arrêtant le médicament dépend de la durée de la prise, et du dosage administré. Les soi-disant médicaments neuroleptiques/antipsychotiques endommagent le cerveau d’une manière plus évidente, sévèrement et de façon permanente que n’importe quel autre classe de médicaments utilisée en psychiatrie.
Les docteurs, Joyce G. Small, M.D., et Iver F. Small, M.D., tous deux Professeurs de psychiatrie à l’Université de l’Indiana, critiquent les psychiatres qui utilisent des "psychotropes qui sont connus comme ayant des effets neurotoxiques", et parlent "de la prise de conscience de plus en plus répandue, des effets secondaires indésirables à long-terme et quelques fois permanents sur la fonction cérébrale induits par les neuroleptiques. Dans ce cas la preuve des dommages au cerveau n’est pas subtile mais plutôt grossièrement évidente, même pour l’observateur non-initié ! " (Behavioral and Brain Sciences, Mars 1984, Vol. 7, p. 34).
Selon Conrad M. Swartz, Ph.D., M.D., Professeur de psychiatrie à l’école médicale de Chicago, "Bien que les neuroleptiques soulagent l’anxiété psychotique, leur effet calmant s’étend à d’autres aspects subtils de la personnalité, incluant l’initiative, les réactions émotionnelles, l’enthousiasme, le désir sexuel, l’attention, et la perception du soi. Ceci, en plus des effets secondaires, le plus commun étant des mouvements involontaires, qui sont la preuve d’un dommage au cerveau" (Behavioral and Brain Sciences, Mars 1984, Vol. 7, pp. 37-38).

Le Mental and Physical Disability Law Reporter, dans un rapport publié en 1985, indique que les tribunaux des États-Unis ont finalement commencé à considérer que l’administration involontaire des soi-disant antipsychotiques/neuroleptiques pourrait être affecté par les droits donnés par le Premier Amendement de la Constitution des États-Unis. "Parce que les médicaments antipsychotiques ont la capacité de nuire sévèrement et même pour la vie à la faculté de penser et de communiquer d’une personne" ("Les revendications sur l’administration involontaire de médicaments progressent", Janvier-Février 1985, p. 26 – emphase ajoutée). Dans: Les molécules du cerveau: la nouvelle science utopique de la psychologie moléculaire, ( Molecules of the Mind: The Brave New Science of Molecular Psychology), le Professeur Jon Franklin a noté: "Cette ère coïncida avec une prise de conscience croissante que les neuroleptiques non seulement ne guérissaient pas la schizophrénie – mais qu’ils endommageaient en fait le cerveau. Soudainement, les psychiatres qui les utilisaient, comme auparavant leurs patients marginaux, furent soupçonnés de Nazisme et même pire" (Dell Pub. Co., 1987, p. 103).
Dans son livre "Les Médicaments Psychiatriques : Danger pour le Cerveau", (Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain), le psychiatre Peter Breggin, M.D., allègue qu’en utilisant des médicaments qui endommagent le cerveau, "La psychiatrie a libérée à travers le monde, une épidémie qui atteint de un à deux millions de personnes chaque année" (op. cit., pp. 109 & 108). Dans les cas graves, le dommage au cerveau provoqué par les neuroleptiques prend la forme de mouvements corporel anormaux appelés dyskinésie tardive. Mais la dyskinésie tardive est seulement la pointe de l’iceberg des dommages cérébraux causés par les neuroleptiques. Les facultés supérieures du cerveau sont plus vulnérables et sont dérangées avant les fonctions élémentaires comme le contrôle musculaire. Le professeur de psychiatrie, le docteur Richard Abrams, M.D., a reconnu que "la dyskinésie tardive a maintenant été détecté après de cours traitements avec des médicaments neuroleptiques (dans: Benjamin B. Wolman (éditeur), The Therapist's Handbook: Treatment Methods of Mental Disorders, (Le Manuel du Thérapeute : Méthodes de Traitement des Troubles Mentaux), Van Nostrand Reinhold Co., 1976, p. 25). Dans son livre The New Psychiatry (La Nouvelle Psychiatrie), publié en 1985, le professeur Jerrold S. Maxmen, M.D. de l’Université Columbia, allègue "Le meilleur moyen d’éviter la dyskinésie tardive est d’éviter complètement les médicaments antipsychotique.

À l’exception du traitement de la schizophrénie, ils ne doivent jamais être utilisés pour plus de deux à trois mois consécutifs. Ce qui est criminel, c’est que beaucoup trop de patients reçoivent des antipsychotiques et qui ne devraient pas" (Mentor, pp. 155-156). En fait, le Dr. Maxmen ne va pas assez loin. Sa qualification de l’administration des soi-disant médicaments antipsychotique/anti-schizophrénique/neuroleptique comme "criminelle" est correcte pour tous les gens, incluant ceux appelés schizophrènes, même si les médicaments ne sont pas donnés assez longtemps pour que les dommages au cerveau en arrivent à la dyskinésie tardive. L’auteur de la préface d’un livre de quatre médecins, publié en 1980, Tardive Dyskinesia: Research & Treatment, (Dyskinésie Tardive : Recherche et Traitement) a fait ces remarques: "À la fin des années soixante j’ai résumé la littérature sur la dyskinésie tardive … La majorité des psychiatres, ou bien ignoraient l’existence de ce problème, ou bien faisaient des efforts futiles pour prouver que ces anomalies motrices étaient cliniquement négligeables ou sans rapport avec la thérapie médicamenteuse.
Pendant ce temps, le nombre de patients souffrant de dyskinésie tardive augmenta et les symptômes empirèrent pour ceux ayant cette maladie. ... il y a peu de chercheurs ou de cliniciens qui ont encore des doutes sur la nature iatrogène [d’origine médicale] de la dyskinésie tardive. … Il est évident que plus une personne en apprend sur les effets toxiques des neuroleptiques sur le système nerveux central, plus elle voit la nécessité de revoir nos pratiques médicales concernant ces médicaments. Il est malheureux que de nombreux praticiens continuent à prescrire des psychotropes à des dosages excessifs, et qu’un nombre considérable d’institutions psychiatriques n’ont pas encore mis en oeuvre une politique concernant l’administration et la prévention de la dyskinésie tardive.
Si ce livre, qui représente les opinions des experts dans ce domaine, peut faire une marque sur la complaisance de nombreux psychiatres, ce ne sera pas une petite réussite" (in: William E. Fann, M.D., et al., Tardive Dyskinesia : Research & Treatment, (Dyskinésie Tardive : Recherche et Traitement), SP Medical & Scientific). Dans Psychiatric Drugs : Hazards to the Brain (Médicaments Psychiatriques : Danger pour le Cerveau) , le psychiatre Peter Breggin, M.D., dit ceci: "Les neuroleptiques sont des substances extrêmement toxiques, ils sont des poisons pour de nombreux organes du corps. Ils sont particulièrement des neurotoxines très puissantes, et produisent fréquemment des dommages permanents au cerveau. … la dyskinésie tardive peut se développer avec de faibles doses, pour un court laps de temps… la démence [perte des fonctions cérébrales supérieures] associée à la dyskinésie tardive est habituellement irréversible. … Rarement me suis-je senti plus triste ou plus impuissant que par la négligence de la psychiatrie à admettre l’évidence qu’elle est en train de causer des lobotomies irréversibles, des psychoses, et la démence chez des millions de patients à cause des traitements aux neuroleptiques" (op. cit., pp. 70, 107, 135, 146).

Richard Abrams, M.D., professeur de psychiatrie, a mis en évidence que "Les antidépresseurs tri-cycliques sont chimiquement des modifications mineures de la chlorpromazine [Largatil] et furent introduits comme des neuroleptiques potentiels" (in: B. Wolman, The Therapist's Handbook (Le manuel du thérapeute), op. cit., p. 31). Dans son livre Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain(Médicaments Psychiatriques: Dangers pour le cerveau), le Dr. Breggin appelle les soi-disant antidépresseurs "Des neuroleptiques déguisés" (p. 166). Le psychiatre Mark S. Gold, M.D., a dit que les antidépresseurs peuvent causer la dyskinésie tardive. (The Good News About Depression (La bonne nouvelle à propos da la dépression), Bantam, 1986, p. 259).
Pourquoi les soi-disant patients acceptent-ils une telle "médication" ? Quelques fois ils sont ignorant des dommages neurologiques qu’ils s’imposent eux-mêmes en suivant les conseils de leur psychiatre qui leur conseille de prendre ce "médicament". Mais souvent, si ce n’est pas la plupart du temps, ils sont forcés de prendre le neuroleptique, contre leur volonté. Dans son livre, Psychiatric Drugs: Hazards to the Brain (Médicaments Psychiatriques: Dangers pour le cerveau), le psychiatre Peter Breggin, M.D., dit "Encore et encore, dans mon expérience clinique, je fut témoin de patients conduits à une angoisse et une colère extrême parce qu’ils étaient forcés de prendre des neuroleptiques. … Le problème est si répandu dans la pratique hospitalière quotidienne qu’une grande proportion doivent subir la menace d’une injection intramusculaire forcée avant qu’ils ne prenne le médicament" (p. 45).

COMPARAISON ENTRE LE TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE FORCÉ ET LE VIOL

L’administration forcée d’un médicament psychiatrique (ou d’un soi-disant traitement comme les électrochocs) est une sorte de tyrannie qui peut être comparée, physiquement et moralement, avec le viol. Comparez le viol sexuel et l’administration involontaire d’un médicament psychiatrique, injecté intra-musculairement dans une fesse, qui est la partie de l’anatomie où l’injection est habituellement faite : Dans le viol sexuel comme dans l’administration involontaire d’un médicament psychiatrique, la force est utilisée. Dans les deux cas les pantalons de la victimes sont abaissés.
Dans les deux cas, un tube est inséré dans le corps de la victime contre son gré. Dans le cas du viol sexuel, le tube est un pénis. Dans le cas de ce qu’on pourrait appelé un viol psychiatrique, le tube est une aiguille hypodermique. Dans les deux cas, un fluide est injecté dans le corps de la victime contre son gré. Dans les deux cas, c’est dans (ou près) du derrière. Dans le cas du viol sexuel, le fluide est du sperme. Dans le cas du viol psychiatrique, le fluide est du Largactil, du Prolixin ou une autre drogue handicapant le cerveau. L’invasion corporelle est similaire dans les deux cas sinon (pour des raisons que j’expliquerai) pire, dans le cas du viol psychiatrique. Similaire aussi, est le sentiment d’outrage dans l’esprit de la victime de chaque type d’agression. Comme le disait Thomas Szasz, professeur de psychiatrie, "la violence est la violence, peut importe qu’elle soit nommée une maladie psychiatrique ou un traitement psychiatrique". Certains qui ne sont pas "hospitalisés" (c’est à dire emprisonnés) sont forcés, sous la menace d’emprisonnement ("hospitalisation"), de se présenter à un bureau de médecin à toutes les deux semaines pour une injection d’un neuroleptique à longue durée d’action comme le Prolixin.
Pourquoi le viol psychiatrique est-il pire que le viol sexuel? Comme le disait, le chirurgien du cerveau I. S. Cooper, dans son autobiographie: "C’est votre cerveau qui voit, ressent, pense, commande, répond. Vous êtes votre cerveau. Il est vous. Transporté dans un autre porteur, un autre corps, votre cerveau lui fournirait vos souvenirs, vos pensées, vos émotions. Ce serait encore vous. Le nouveau corps serait votre contenant. Il vous transporterait où vous voulez. Votre cerveau c’est vous. " (The Vital Probe: My Life as a Brain Surgeon (Le senseur vital: Ma vie comme chirurgien du cerveau), W.W.Norton & Co., 1982, p. 50-emphase dans l’original). La partie de votre corps la plus essentielle et la plus intime n’est pas celle entre vos jambes mais celle entre vos oreilles. Une agression contre le cerveau d’une personne comme l’imposition d’un "traitement" handicapant ou dommageable pour le cerveau (comme un psychotrope, un électrochoc ou une chirurgie cérébrale) est un crime attaquant plus l’intimité et moralement plus horrible qu’un viol sexuel. En termes moraux, le viol psychiatrique est un crime plus grave que le viol sexuel, pour une autre raison : L’administration involontaire des "thérapies" biologiques de la psychiatrie provoque des dommages permanents au cerveau.
Ceci, contrastant avec le fait que chez la femme violée, la fonction sexuelle reste habituellement intacte. Elles souffrent bien sur d’un traumatisme psychologique, mais les victimes d’agressions psychiatrique aussi. J’espère que ces propos ne seront pas interprétés comme minimisant le traumatisme et l’horreur du viol sexuel si je fait la remarque que j’ai défendue en justice des femmes victimes de viol sexuel et que chacune de cette demi-douzaine (environ) que j’ai connue ont reprises une vie sexuelle apparemment normale, et dans la plupart des cas se sont mariées et ont fondée une famille. Au contraire, les cerveaux des personnes ayant subies l’agression psychiatrique ne sont souvent pas complètement fonctionnels à cause des dommages physiques et biologiques provoqués par le"traitement". Dans un talk show télévisé en 1990, le psychanalyste Jeffrey Masson, Ph.D., a dit qu’il souhaitait que ceux responsables de telles "thérapies" feront face un jour à des "procès de Nuremberg" (Geraldo, Nov. 30, 1990).
DES MÉDICAMENTS PSYCHIATRIQUES DANGEREUX SONT UTILISÉS SUR DES RÉSIDENTS DE FOYERS D’ACCUEIL
Les mêmes médicaments handicapants dont nous avons parlé, les soi-disant neuroleptiques/antipsychotiques sont systématiquement administrés – involontairement – à des personnes âgées ne souffrant pas de troubles mentaux, dans les foyers d’accueil aux États-Unis. Selon un article du numéro de Septembre/Octobre 1991 du magazine In-Health, "Dans les foyers d’accueils, les antipsychotiques sont utilisés sur entre 21 et 44 pour-cent des vieux qui y sont internés… la moitié des prescriptions d’antipsychotique ne pouvaient être justifiés par le diagnostique dans le dossier du patient. Les chercheurs suspectent que les médicaments sont utilisés comme des camisoles de force chimiques – un moyen de calmer les patients qui ne respectent pas les règles" (p. 28). Je connaît deux exemples, de vieux hommes faibles, dans des foyers d’accueil, qui pouvait à peine sortir de leur chaise roulante et à qui on donnait un médicament neuroleptique/antipsychotique. L’un d’eux se plaignait qu’on l’attachait à sa chaise roulante pour prévenir ses tentatives d’essayer de marcher avec sa canne. L’autre était attaché à son lit la nuit, pour ne pas qu’il se lève et tombe en allant à la toilette, ce qui implique qu’il devait déféquer dans son lit. Les deux étaient si handicapés physiquement qu’ils n’étaient dangereux pour personne. Mais les deux osaient se plaindre amèrement au sujet d’à quel point ils étaient maltraités. Dans les deux cas le personnel du foyer répondit à ces plaintes par des injections d’Haldol – handicapant mentalement ces hommes, et les rendant incapables de se plaindre. L’usage de ces drogues dangereuses sur des résidents de foyer d’accueil, qui n’ont aucun problème psychiatrique, illustre bien que leur utilité réelle est le contrôle et non la thérapie. Les affirmations disant que les neuroleptiques sont thérapeutiques ne sont que des rationalisations sans aucun faits les supportant.


LES SUPPOSÉES ÉTUDES EN "DOUBLE-AVEUGLE" SUR LES MÉDICAMENTS PSYCHIATRIQUES SONT BIAISÉES

Les études concluant que les médicaments psychiatriques sont utiles sont d’une crédibilité douteuse à cause du biais professionnel. Tous ou presque tous les médicaments psychiatriques sont neurotoxiques et pour cette raison causent des symptômes ou des problèmes comme la bouche sèche, une vision embrouillée, une sensation de légèreté dans la tête, des étourdissements, la léthargie, une difficulté à penser, des irrégularités menstruelles, la rétention urinaire, des palpitations cardiaques, et d’autres conséquences d’une mauvaise fonction neurologique. Les psychiatres appellent cela, de façon mensongère, les "effets secondaires", même s’ils sont les seuls effets réels des médicaments psychiatriques d’aujourd’hui. Les placebos (ou pilules de sucre) ne causent pas ces problèmes. Comme ces symptômes (ou leur absence) sont évidents pour les psychiatres évaluant les nouveaux médicaments psychiatriques, dans de supposées expériences en double-aveugle, ces expériences sur les médicaments ne sont pas réellement en double-aveugle, rendant impossible une évaluation impartiale des médicaments psychiatriques. Ce qui permet au biais professionnel de fausser les résultats.
MODE D’ACTION: INCONNU

Malgré de nombreuses affirmations et théories non vérifiées, les psychiatres ne connaissent pas les mécanismes d’action biologique de leurs médicaments. Comme disait le professeur de psychiatrie, Jerrold S. Maxmen, M.D. de l’Université Columbia: "Ce n’est pas clair comment les médicaments psychotropes font effet" (The New Psychiatry, La Nouvelle Psychiatrie), Mentor, 1985, p. 143). L’expérience a montré que l’effet de tous les médicaments psychiatriques utilisés communément aujourd’hui était d’handicaper le cerveau d’une manière générale. Aucun des médicaments psychiatriques présentés n’a la spécificité (ç. à d. pour la dépression, l’anxiété ou la psychose) qu’on leur réclame souvent.
COMME PRENDRE DE L’INSULINE POUR LE DIABÈTE ?
On dit souvent que prendre un médicament psychiatrique est comme prendre de l’insuline pour le diabète.

Bien que les médicaments psychiatrie soient pris de façon continue, comme l’insuline – c’est une analogie absurde. Le diabète est une maladie avec une cause physique connue. Aucune cause physique n’a été trouvée pour aucune des soi-disant maladie mentales d’aujourd’hui. Le mode d’action de l’insuline est bien connu : c’est une hormone qui cause l’absorption du glucose (sucre sanguin) par les cellules. Au contraire, les modes d’action des médicaments de la psychiatrie sont inconnus – bien que les défenseurs comme les critiques des médicaments psychiatriques ont des théories qu’ils empêchent le fonctionnement normal du cerveau en bloquant des neurorécepteurs du cerveau. Si cette théorie est correcte ce serait un autre contraste entre prendre de l’insuline et prendre un médicament psychiatrique. L’insuline répare une fonction biologique normale, soit le métabolisme normal du glucose (sucre). Les médicaments psychiatriques dérangent une fonction biologique normale, soit le fonctionnement des neurorécepteurs. L’insuline est une hormone qui se trouve naturellement dans le corps, ce qui n’est pas le cas des médicaments psychiatriques. L’insuline donne au corps du diabétique une capacité qu’il n’aurait pas en son absence, soit la capacité de métabolisé le sucre normalement. Les médicaments psychiatriques ont un effet opposé: ils enlèvent des capacités mentales que la personne aurait en leur absence. L’insuline affecte le corps plutôt que l’esprit. Les médicaments psychiatriques handicapent le cerveau et donc l’esprit, l’esprit étant l’essence de la personnalité réelle.

L’AUTEUR : Lawrence Stevens, est un avocat qui a représenté des patients psychiatriques dans sa pratique du droit. Ses écrits ne sont pas protégés par le droit d’auteur. Vous êtes encouragés à en faire des copies pour en faire bénéficier d’autres personnes.

MISE À JOUR 1997 :

Le texte suivant est extrait de "What is Schizophrenia?" par William C. Wirshing, M.D.: ... 3. En même temps que l’on observait cet effet antipsychotique [du Largactil] il y avait un effet neurotoxique curieux, qui ne pouvait être distingué de la maladie de Parkinson idiopathique. Ils [les découvreurs et développeurs du médicament] furent si impressionné par ce fait, qu’ils suggérèrent à leurs collègues que le dosage donné aux patients soit ajusté de façon à atteindre ce "seuil neuroleptique". Ainsi, la toxicité fut liée avec l’efficacité de façon indéfectible, dans l’esprit des cliniciens et des chercheurs fondamentaux qui travaillaient avec ces molécules. La chose qui restait à démontrer pour les chercheurs fondamentaux et les chimistes médicaux étaient: "Comment fonctionne le Largactil? " Une réponse courte à cette question, est que même après un demi-siècle de recherche, la science médicale n’est pas vraiment certaine. …
Malheureusement, même en 1997, il n’y a pas de moyen de trier une substance avant les essais cliniques (ç.à d. sur l’animal ou un modèle informatique) pour son potentiel contre la schizophrénie. Il semble que la capacité de devenir schizophrène est particulière à l’être humain. Par contre la capacité de manifester des symptômes parkinsoniens, se retrouve chez plusieurs espèces de mammifères. Ainsi donc, si l’observation initiale liant l’effet neurotoxique (les symptômes parkinsoniens) et l’effet antipsychotique était correcte, alors tout ce qu’on a à faire est de chercher chez l’animal une molécule capable d’induire l’effet neurotoxique. Lorsque donnée aux humains, elle aurait alors l’effet neurotoxique et l’efficacité antipsychotique. On employa ensuite cette méthode systématiquement, et près de 250 molécules furent élaborées, dans le dernier demi-siècle, de cette manière. Dit autrement, ces médicaments furent découverts et développés parce qu’ils produisent un effet neurotoxique chez l’animal. Cela, est donc leur effet principal. Les cliniciens ont exploité la coïncidence de l’effet secondaire antipsychotique. Il n’est donc pas surprenant que toutes les substances antipsychotiques ‘conventionnelles’ produisent des effets neurotoxiques – c’est ce qu’elles furent faîtes pour. … 1) Tous les médicaments de la classe conventionnelle des antipsychotiques partageaient non seulement leur potentiel antipsychotique, ils partageaient aussi leurs effets neurotoxiques – après tout, on les appellent ‘neuroleptiques’, qui se traduit à peux près par ‘neurotoxique.’ … Alors donc, quel est le mode d’action de la clozapine? Encore, personne ne connaît la réponse. [emphase ajoutée].
L’auteur, Willian C. Wirshing, M.D., est professeur associé de psychiatrie à l’École Médicale de l’UCLA et directeur du Laboratoire des Troubles du Mouvement au Centre Médical de Brentwood VA ainsi que membre de The JOURNAL Advisory Board et son éditorialiste médical.

MISE À JOUR 1998 :

Les affirmations suivantes furent faîtes par: Michael J. Murphy, M.D., M.P.H., Consultant Clinique en Psychiatrie, École Médicale de Harvard;Ronald L. Cowan, M.D., Ph.D., Consultant Clinique en Psychiatrie, École Médicale de Harvard; et Lloyd I. Sederer, M.D., Professeur Associé de Psychiatrie Clinique, École Médicale de Harvard, dans leur manuel Blueprints in Psychiatry (Blackwell Science, Inc., Malden, Massachusetts, 1998) :
Lithium : "Le mécanisme d’action du lithium dans le traitement de la manie n’est pas encore bien déterminé." (p. 57)
Valproate : "Le mécanisme d’action du valproate semble être son augmentation de la fonction du GABA dans le SNC [système nerveux central]. " (p. 58 – souligné ajouté)
Carbamazépine: "Le mécanisme d’action de la carbamazépine dans la maladie bipolaire est inconnu. " (p. 59)
Antidépresseurs: "On pense que les antidépresseurs exercent leurs effets sur des sous-ensembles de synapses neuronaux partout dans le cerveau. … les SSRIs[i.e. le Prozac, le Paxil, le Zoloft] agissent en se liant à des protéines pré-synaptiques responsables du recyclage de la sérotonine … les ATCs [Antidépresseurs Tri-Cycliques] agissent en bloquant le recyclage pré-synaptique de la sérotonine et de la norépinéphrine. Les IMAOs [Inhibiteurs de la Mono Amine Oxydase] agissent en inhibant l’enzyme pré-synaptique (monoamine oxydase) ... Ces mécanismes d’action immédiats se sont pas suffisants pour expliquer que l’effet anti-dépressif se fait sentir après 2 à 4 semaines
D’autres mécanismes inconnus doivent jouer un rôle dans le traitement psychopharmacologique réussi de la dépression. ... tous les antidépresseurs ont en gros la même efficacité dans le traitement de la dépression. .... [Seulement] approximativement 50% des patients qui rencontrent les critères du DSM-IV pour la dépression majeure vont récupérer après un seul traitement adéquat (au moins 6 semaines au dosage thérapeutique) d’un antidépresseur. " (p. 54 – souligné ajouté)
Commentaire du webmestre Douglas Smith : Évidemment, environ la moitié de tous les gens dépressifs se sentiront beaucoup mieux après 6 semaines même sans "médication". Ce que les psychiatres appellent "les autres mécanismes inconnus" est simplement le passage du temps.


MISE À JOUR 1999 :

Voir les citations dans la book review de Your Drug May Be Your Problem (Votre médicament est peut-être votre problème) par Peter R. Breggin, M.D., et David Cohen, Ph.D., publié in 1999.
No Prescription for Happiness: "Se peut-il que les antidépresseurs n’ont guère plus d’effet que des placebos? " par Thomas J. Moore, auteur de Prescription for Disaster (Prescription pour un désastre), Boston Globe, 17 Octobre, 1999.


MISES À JOUR 2000

Il y a maintenant des preuves que les antidépresseurs du type SSRI (Selective Serotonin Reuptake Inhibitor) comme le Prozac, le Paxil, et le Zoloft causent des dommages au cerveau : Dans son livre, Prozac Backlash, publié en 2000, Joseph Glenmullen, M.D., instructeur clinique en psychiatrie à l’École Médicale de Harvard, dit: "Dans les dernières années, est apparu le danger d’effets secondaires à long terme en association avec les médicaments du type Prozac, rendant impératif la réduction de la prise de ces médicaments par une personne. Des troubles neurologiques, incluant des tics défigurant du visage et aussi des tics de tout le corps, indiquant un dommage potentiel au cerveau, causent une inquiétude croissante pour les patients prenant ces médicaments. ... Avec des médicaments chimiquement proches, ayant aussi des effets sur la sérotonine, il y a des preuves qu’ils peuvent effectuer une ‘lobotomie chimique’ en détruisant les extrémités des nerfs sur lesquels ils agissent" (p. Cool. Il compare les dommages cérébraux qui semblent causés par les antidépresseurs du type SSRI (incluant le Prozac, le Paxil, et le Zoloft, mais aussi d’autres) à ceux provoqués par les neuroleptiques/antipsychotiques comme le Largactil, le Prolixin, et l’Haldol. Il a trouvé des preuves que les soi-disant inhibiteurs sélectifs du recyclage de la sérotonine ne sont pas sélectifs pour la sérotonine mais affectent d’autres substances dans le cerveau, incluant la dopamine. Pour plus d’information sur ce livre, incluant des extraits, allez sur les sites Web de Barnes & Noble et aussi celui Amazon.com .
Le docteur Edward Drummond, M.D., Directeur Médical Associé au Seacoast Mental Health Center à Portsmouth, New Hampshire, dans son livre The Complete Guide to Psychiatric Drugs (Le guide complet des médicaments psychiatriques) (John Wiley & Sons, Inc., New York, 2000), dit à la page 6: "Le plus important, est le mythe du ‘diagnostique précis’ qui restreint sévèrement les choix de traitement pour plusieurs problèmes psychiatriques et a contribué à l’usage excessif des médicaments qui est la norme aux États-Unis."Le Dr. Drummond est un gradué de l’École de Médecine de l’Université Tufts et reçu son entraînement en psychiatrie à l’Université Harvard.
"Rien n’a plus nuit à la qualité de vie des individus dans la société moderne que la croyance erroné que la souffrance humaine vient de causes biologiques et génétiques, qui peuvent être corrigées en prenant des médicaments ou en subissant une thérapie d’électrochocs. … Si je voudrait briser la vie de quelqu’un, je le convaincrait que la psychiatrie biologique a raison, que les relation humaines n’ont aucun rapport, que le choix est impossible, et que la mécanique d’un cerveau brisé règne sur nos émotions et notre conduite. Si je voudrait nuire à la capacité d’un individu à créer des relations d’empathie et d’amour, je lui prescrirait des médicaments psychiatriques, qui tous émoussent nos plus hautes fonctions psychologiques et spirituelles." Peter R. Breggin, M.D., dans l’avant-propos de Reality Therapy in Action (La thérapie réalité en action) par William Glasser, M.D. (Harper Collins, 2000), p. xi (souligné ajouté).
"Tous les médicaments psychiatriques produisent des anormalités biochimiques en nuisant au fonctionnement normal du cerveau. " Peter R. Breggin, M.D., dans son livre Reclaiming Our Children (Réclamons nos enfants) (Perseus Books, Cambridge, Mass., 2000), page 140.
"La suppression des signaux de nos enfants"

Supposez qu’un groupe d’enfants se tient sur la plage d’une île, agitant les bras en les croisant au-dessus de leurs tête, faisant le signal universel de détresse. Maintenant imaginez qu’un ‘bateau hôpital’ voit les enfants et accoste. Supposez de plus que le docteur ordonne aux infirmiers de donner aux enfants du Prozac ou du Ritalin pour qu’ils arrêtent leurs signaux de détresse. Maintenant supposez que le bateau s’en va, sans trouver pourquoi les enfants sont seuls sur l’île, où sont les parents, quels sont les dangers qui les entourent, ou même si les enfants veulent être rescapés. "Ceci, évidemment, semble ridicule. Mais, de nombreuses manières, c’est ce qui arrive partout dans le pays. Des millions d’enfants envoient désespérément des signaux de détresse et les médecins les renvoient à la maison avec des médicaments qui suppriment leur capacité à communiquer leur détresse." Peter R. Breggin, M.D., dans son livre Reclaiming Our Children (Réclamons nos enfants) Perseus Books, Cambridge, Mass., 2000), page 142.
___________________________

Une firme d’avocats a beaucoup d’informations révélatrices sur les torts causés par le Prozac et le Zoloft sur son site Web: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Cliquez sur le lien "Prozac/Zoloft Information" sur l’extrémité gauche de la page.
Protocol for Treatment of Benzodiazephine Withdrawal (Un protocole pour le traitement du sevrage des benzodiazépines) – par le Prof. Heather Ashton, D.M., F.R.C.P. – un livre par un professeur de l’École des Sciences Neurologiques à l‘Université de Newcastle, Division de la Psychiatrie, sur comment arrêter de prendre du Xanax, Valium, Halcion, Atavan, et les médicaments similaires. Disponible pour $20. Pour de l’information contactez [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ou [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ou Geraldine Burns, 3 Searle Road, Boston, Massachusetts 02132.
Article critique du Prozac.
Voir aussi "Drugging Children with Ritalin to Curb Hyperactivity" (Droguer nos enfants au Ritalin pour empêcher l’hyperactivité) – commentaire de l’Antipsychiatry Coalition sur la une du magazine Time intitulé "The Age of Ritalin"


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Message par Luciole Mar 29 Juin - 0:27

Donc ?
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Message par patos Mar 29 Juin - 9:39

Un dossier aussi convaincant, lancé .depuis les années 90, n'a obtenu le retrait d'aucune molécule ?
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Message par Luciole Mar 29 Juin - 15:11

Vous voulez me retirer mes chers poisons ? "Et s'il me plait, à moi, d'être battue?" (empoisonnée).
Qu'en pense l'Islam?


Dernière édition par Luciole le Mar 29 Juin - 23:53, édité 1 fois
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Message par Mortyfaire Mar 29 Juin - 18:38

patos a écrit:Un dossier aussi convaincant, lancé .depuis les années 90, n'a obtenu le retrait d'aucune molécule ?

Extrait article 20 minutes (2016)

Médicaments inefficaces et dangereux: Contesté, le Pr Even relance la polémique

MEDICAMENT Pour l'ancien médecin, il faut revoir la pharmacovigilance en France, alors qu'un tiers des médicaments sont inefficaces et 5% dangereux...


Le Professeur Philippe Even récidive. Cinq ans après la sortie de son best-seller,Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, qui avait séduit plus de 160.000 lecteurs, le médecin retraité a sorti cette semaine une nouvelle version du manuel pour patient averti.
Un tiers des médicaments sont inefficaces, selon un ancien médecin
La publication de cet ouvrage en 2002 avait valu quelques démêlés au doyen de la faculté de médecine de Necker. Avec son acolyte et coauteur, Bernard Debré, il avait été condamné par le conseil de l’ordre départemental de Paris à un an d’interdiction d’exercice de la médecine. Un jugement revu en appel par le Conseil national de l’Ordre.
Le professeur Even dénonce «la mafia» de l’industrie pharmaceutique dans un livre  vieux vieux vieux


Un ouvrage « à contretemps »

Pourquoi ressortir l’ouvrage réactualisé ? « J’ai reçu des centaines de demandes de patients pour actualiser cette liste, précise l’ancien médecin. Et en cinq ans, 300 médicaments sont apparus sur le marché, notamment en cancérologie. Qui ouvrent une nouvelle avenue pour des progrès importants dans ce domaine. »
Justement, pour Claude Le Pen, économiste de la Santé, la réédition de l’ouvrage arrive « à contretemps. Cette dévalorisation du médicament est obsolète. Il s’insurge contre les médicaments alors qu’on est en train de vivre une révolution avec des avancées thérapeutiques. Par exemple, l’immunothérapie pour les cancers ou l’apparition du Sovaldi, un médicament qui guérit de l’hépatite C en trois mois alors qu’auparavant les patients avaient des traitements à vie. Mais aussi parce que depuis les années 2000, on a fait le ménage dans les médicaments inutiles. » En effet, des centaines de pilules sont désormais remboursés à 15 %… ou plus du tout par la sécurité sociale.
Mais le professeur se défend : « Il y a un certain nombre de nouveaux problèmes par exemple concernant les nouveaux anticoagulants oraux, de nouveaux antidiabétiques qui sont à la fois moins actifs, sept fois plus chers et multiplient les risques d’accidents sanitaires. Même si ces derniers restent rares, ils existent et à force d’abuser des pilules, il y a environ 15.000 morts d’accidents thérapeutiques chaque année… c’est dix fois plus que sur la route ! »

« Il n’y a pas de médicament anodin »

Philippe Even, dont les positions ont souvent été contestées par la profession, insiste : non il n’est pas anti-médicaments ! « Je suis contre l’usage irrationnel et émotionnel des médicaments. En France, on prend le double de molécules que dans tous les autres pays… et pourtant on meurt au même âge », plaide le professeur. Dont le but est simple : rappeler aux prescripteurs comme aux usagers qu’« il n’y a pas de médicament anodin. Il est inconcevable qu’encore aujourd’hui des patients sortent d’une consultation avec 20 médicaments sur leur ordonnance. » Pourtant, le message semble être passé auprès de certains soignants. « La consommation de médicaments a diminué ces dernières années en France, moins sous l’effet d’une crainte des patients que parce que les médecins prescrivent moins », nuance l’économiste Claude Le Pen.
32 experts livrent «La vérité sur les médicaments»

Un tiers de médicaments à rejeter

Mais le professeur en colère reconnaît que le regard sur les médicaments a évolué : « Les patients s’interrogent sur les risques, mais le problème, c’est qu’ils s’informent là où ils peuvent et que beaucoup de sites sont à la botte de grands laboratoires pharmaceutiques. » Le professeur mène une bataille depuis des années pour obtenir une information fiable sur les médicaments. Il en a étudié 25.000, feuilleté les pages de la revue Prescrire, qui étudie chaque mois entre 15 et 20 molécules par mois pour mettre à jour cette liste de 4.000 médicaments utiles… et dangereux !
« On ne manque pas de données, au contraire, on en a trop, s’amuse le professeur retraité et passionné par le sujet. En gros, il y a un tiers de médicament à rejeter et 25 % de pilules très utiles. » Et 5 % de molécules dangereuses.
Médicaments contre le cholestérol: Le nouveau livre du Pr Even crée la polémique chez les cardiologues

Comment améliorer la pharmacovigilance ?

Et l’ancien médecin de donner ses bonnes idées pour améliorer la santé. « Créer un institut indépendant de l’industrie pharmaceutique et de l’Etat pour reprendre tous les médicaments mis sur le marché depuis cinquante ans et dérembourser ceux qui sont inutiles et retirer de la vente ceux qui sont dangereux ».


...

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Professeur Philippe Even (sur RTL) :




France 2 - Journal de 20 heures : dossier spécial




vieux vieux vieux


Antidépresseurs : ce qu’ils font à votre cerveau


Il est aujourd’hui bien établi que, pour 90 % des dépressions (légères et modérées), les antidépresseurs chimiques n’ont pas plus d’effet qu’un simple placebo (une pilule contenant du sucre).
Certes, il arrive fréquemment que des patients aillent mieux après avoir pris ce traitement. Mais on sait désormais qu’ils auraient ressenti la même amélioration avec une gélule vide.
Cela peut paraître surprenant, quand on sait que des millions de Français continuent de se voir prescrire ces médicaments… mais les preuves scientifiques sont très solides.
En 2008, des chercheurs ont passé en revue les 47 études scientifiques portant sur la classe la plus populaire d’antidépresseurs : les « inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine » (ISRS) – les fameux Prozac, Plaxil et Zoloft… et Seroplex.
Leur conclusion, publiée dans le prestigieux journal médical PLoS (Public Library of Science) est sans appel : [1]
« Les antidépresseurs de nouvelle génération ne fonctionnent pas mieux qu’un placebo (produit inactif donné à l’insu du patient) pour la majorité de patients souffrant d’une dépression légère ou modérée (…) Il semble y avoir très peu de raisons de prescrire des antidépresseurs à qui que ce soit sauf aux personnes les plus sévèrement déprimées ».

Deux ans plus tard, c’est le très reconnu journal JAMA (Journal of the American Medical Association) qui enfonce le clou. [2]
Leur conclusion est exactement la même : « l’intérêt d’un traitement antidépresseur comparé au placebo semble être minime ou inexistant chez les patients avec des symptômes légers ou modérés » (c’est à dire 90 % des patients [3]).
Un autre essai clinique publié par le JAMA en 2015 a même conclu que le Prozac pouvait être moins efficace qu’un simple placebo! [4]


Pas mieux qu’un placebo…mais beaucoup plus dangereux !


Et tout récemment, en 2016, le Lancet a enfoncé le clou en confirmant l’inefficacité des antidépresseurs chez les enfants (car figurez-vous qu’on en est venu à en prescrire à des enfants !). [5]
Après avoir examiné 34 études réalisées sur 14 médicaments antidépresseurs différents, ils ont conclu que 13 sur 14 d’entre eux n’avaient pas plus d’effet qu’un placebo, y compris sur les dépressions sévères.
Encore une fois, cela ne veut pas dire que les antidépresseurs ne « marchent » jamais. L’effet placebo contribue à guérir de nombreuses maladies… et il est particulièrement puissant dans le cas de la dépression.
La raison est simple : la dépression est souvent synonyme de désespoir… et c’est une réelle lueur d’espoir pour les patients que de se voir proposer un médicament.
Si les antidépresseurs étaient inoffensifs, je ne verrais donc aucun inconvénient majeur à ce qu’ils soient prescrits.
Le « hic », évidemment, c’est que ce n’est pas le cas. Loin de là.
Je ne vous ferai pas ici la longue liste de leurs effets secondaires : nausées, vomissements, insomnie, perte de libido. Je ne détaillerai pas non plus les graves dégâts qu’ils peuvent causer sur le long terme : risque accru de crise cardiaque [6], ostéoporose [7], saignements de l’estomac. [8]
Tout ceci est connu et bien établi scientifiquement.
Ce dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est d’un fait trop souvent passé sous silence : ces pilules ont plus de chances de détruire votre cerveau que de le réparer… et de vous enfermer dans la dépression plutôt que de vous en sortir !
Si vous êtes sceptique, c’est normal – moi-même je n’imaginais pas que cela pouvait être possible.
Mais les faits sont là :

Les antidépresseurs n’ont PAS été inventés pour soigner la dépression


Tout commence pendant la seconde guerre mondiale. Croyez-le ou non, le premier « antidépresseur » est né… des recherches de l’Allemagne nazie pour propulser ses missiles V-2 !
Les Allemands cherchaient une alternative à l’essence et à l’oxygène liquide, dont ils manquaient cruellement. Et c’est ainsi qu’ils sont tombés sur une nouvelle molécule intéressante, l’hydrazine.
Quel rapport avec la santé ? Aucun, au départ. Mais à la fin de la guerre, les laboratoires pharmaceutiques se mirent à tester toutes les molécules chimiques qu’ils avaient sous la main, au cas où elles pourraient guérir des maladies.
Et c’est ainsi qu’ils ont découvert qu’un composé de l’hydrazine avait des effets positifs… sur la tuberculose !
Très vite, des patients l’ont essayé… et ce médicament produisit chez eux un « effet secondaire » inattendu : celui d’être un stimulant. La presse à sensation rapporta même le récit de tuberculeux en train de « danser dans les jardins de l’hôpital ».
Inévitablement, des psychiatres ont voulu essayer cette étrange pilule sur leurs patients dépressifs. Et rapidement, une autre molécule aux effets comparables est arrivée sur le marché : l’imipramine.
Notez bien qu’aucune étude probante n’avait encore prouvé leur quelconque efficacité pour sortir des patients de la dépression. Les seules études prometteuses avaient été réalisées… sur des animaux !
Mais cela suffit au New York Times pour qualifier en 1959 ces nouveaux médicaments « d’antidépresseurs », comme si ces simples « stimulants » pouvaient guérir une maladie aussi complexe que la dépression !

La théorie « chimique » qui arrange tout le monde


La vérité est que les psychiatres voulaient eux aussi avoir leur « pilule miracle », comparable aux antibiotiques. Eux aussi voulaient se prévaloir d’une médecine « scientifique ».
Le problème, c’est qu’ils n’avaient pas la moindre idée des causes biologiques de la dépression.
Ils étaient donc dans l’impasse… jusqu’à ce qu’ils constatent que leurs deux nouvelles molécules soit-disant « antidépressantes » avaient un point commun : elles augmentaient toutes les deux la sérotonine et la noradrénaline dans le cerveau.
Et cela leur suffit pour lancer une théorie grandiose, promise à un bel avenir marketing : la dépression serait causée par un « déséquilibre chimique » dans le cerveau.
Pour la soigner, il suffirait donc de prendre des médicaments ayant pour effet d’inverser ce déséquilibre et d’augmenter la sérotonine dans le cerveau.
Cette théorie, simple et compréhensible par tous, avait tout pour plaire.
Pour les patients déprimés, c’était souvent une véritable libération que d’apprendre que leur calvaire était dû à un « déséquilibre chimique » qui allait bientôt être réparé par les médicaments.
Les psychiatres y gagnèrent un prestige incontestable : eux aussi étaient désormais capables de « guérir » des maladies par des médicaments – plutôt que par la parole !
Et bien sûr, les laboratoires pharmaceutiques tenaient leur poule aux œufs d’or avec des perspectives de recettes sonnantes et trébuchantes.
Sauf que… si l’on examine tout ça la tête froide, on se rend compte de la dangerosité inouïe de cette « expérimentation ».

Une expérimentation digne d’apprentis sorciers


Sur la simple observation qu’une molécule semblait avoir un effet stimulant… on en a conclu sans preuve sérieuse qu’elle pouvait soigner la dépression… et sur cette base déjà fragile, on a construit de toutes pièces une nouvelle « théorie chimique » de la dépression.
Tout cela, en balayant au passage des siècles d’observations, qui liaient la dépression à une tristesse généralisée, généralement causée par des épreuves de la vie.
Mais ce n’est même pas le plus grave.
Le vrai problème est que l’on savait dès le départ que ces médicaments interfèrent violemment avec le fonctionnement normal du cerveau.
Cela, personne ne le dit aux millions de patients sous antidépresseurs. Alors qu’ils devraient être les premiers informés de la façon dont ces médicaments agissent !
Laissez-moi vous expliquer un peu plus précisément leur mécanisme d’action. Cela demande un minimum d’attention, mais croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage.

Comment les antidépresseurs détraquent votre cerveau


Pour que votre cerveau fonctionne, vous avez besoin que vos neurones se « connectent ».
Et lorsqu’ils se connectent, ils se transmettent des « messagers chimiques », comme la sérotonine, impliquée dans la gestion de l’humeur, ou la noradrénaline, impliquée dans la gestion du stress.
Notez bien que j’utilise volontairement ce terme flou « impliqué dans la gestion de l’humeur », parce qu’on n’a aucune idée, encore aujourd’hui, de la façon dont tout cela fonctionne précisément.
Donc, les neurones se transmettent des substances chimiques. Par quel mécanisme ?
C’est très simple : il y a un neurone qui émet la sérotonine, un autre qui reçoit cette sérotonine.
Là où il y a une petite subtilité – c’est que le neurone qui émet de la sérotonine, en récupère une petite partie après coup.
C’est ce que l’on l’appelle la recapture de la sérotonine émise.
Si vous avez compris ça, vous avez tout compris au fonctionnement des antidépresseurs modernes.
Car ce qu’ils font, c’est qu’ils bloquent la « récupération » de la sérotonine par le neurone qui vient de l’émettre. Ils l’empêchent de reprendre « sa part ». Conséquence : le neurone « récepteur » va recevoir davantage de sérotonine !
Et voilà pourquoi on appelle les antidépresseurs des « inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ».
Le problème, c’est que tout ceci soulève des questions très gênantes pour la psychiatrie.

Et maintenant, les questions qui fâchent


Première question : admettons un instant que la dépression soit bien causée par un manque de sérotonine dans le cerveau (ce qui n’est pas démontré). Si c’est le cas, d’où vient ce manque ? Comment en arrive-t-on à « manquer » de sérotonine ?
On ne sait pas vraiment. Personne n’a d’explication probante.
Ce que l’on sait avec certitude, en revanche, c’est que ce manque de sérotonine dans le cerveau n’est en aucun cas lié à une « recapture excessive » de la sérotonine par les neurones émetteurs.
Ce qui signifie que les médicaments n’agissent pas du tout sur la cause du problème.
Ce ne serait pas forcément un problème si, comme pour Alzheimer ou Parkinson, la dépression était irréversible et qu’on n’avait aucune autre solution pour soulager les patients.
Mais ce n’est pas le cas, évidemment. Non seulement ces médicaments sont globalement inefficaces, comme on l’a vu… mais cela fait des siècles qu’on dispose d’excellents outils pour guérir la dépression naturellement : psychothérapie, activité sportive et acuponcture, pour ne mentionner que ceux qui ont été validés scientifiquement. [9]
Deuxième question : pourquoi diable la nature a-t-elle prévu que nos neurones « recapturent » une partie de la sérotonine qu’ils émettent ?
Là non plus, on ne sait pas vraiment.
Et c’est là que cela devient franchement inquiétant. Car il est évident que cela sert à quelque chose. Ce n’est certainement pas pour rien que nous avons des récepteurs spécialisés sur nos neurones, dont la seule mission est de récupérer une partie de la sérotonine émise.
Mais si cela sert à quelque chose, n’est-il pas inquiétant de bloquer chimiquement ce processus naturel ? N’est-ce pas la définition même de l’apprenti-sorcier que d’interférer brutalement de la sorte avec un organe aussi sensible et mal compris que le cerveau ?
Qui sait si ce blocage ne pourrait pas être un début d’explication aux effets très inquiétants que les antidépresseurs produisent sur la personnalité des patients ?
Apathie émotionnelle, agitation maniaque [10], pensées suicidaires [11] : voilà quelques uns des effets secondaires fréquents des antidépresseurs… et dont on ignore encore totalement les causes !
Troisième question, sans doute la plus explosive : l’augmentation artificielle de la sérotonine dans la synapse ne risque-t-elle pas de produire des conséquences problématiques à long terme… comme une forme d’accoutumance ou d’addiction ?
On n’en n’est pas encore sûr… mais c’est très probable !
On l’a vu, sous l’effet du médicament, le neurone « récepteur » reçoit plus de sérotonine qu’il n’en aurait reçu naturellement.
Le risque, évidemment, est que notre cerveau cherche à contre-carrer cette situation qu’il n’a pas voulue.
Face à cet « excès » de sérotonine, les récepteurs peuvent « s’émousser », se « désensibiliser ». Leur nombre peut même se réduire. Et si cela se produit, il faudra à l’avenir plus de sérotonine pour obtenir le même résultat. Comme une drogue.
Vous voyez où je veux en venir ?
Lorsque vous arrêtez de prendre vos médicaments, la sérotonine disponible dans votre cerveau se réduit mécaniquement. Mais si entre-temps, vos neurones récepteurs ont été désensibilisés, vous allez vous retrouver… en carence chronique de sérotonine !! Avec des effets désastreux et chroniques sur votre humeur !
N’est-il donc pas grand temps de se demander si ces médicaments ne sont pas en train de créer de toutes pièces le « déséquilibre chimique » qu’ils sont sensés « corriger » ?

L’hypothèse effrayante dont personne n’ose parler


Pour le Dr Peter Gotzsche, co-fondateur de la fondation Cochrane, reconnue dans le monde entier, cela ne fait plus de doute :
« La théorie selon laquelle les patients dépressifs manquent de sérotonine a été réfutée depuis longtemps. Il n’y a pas de déséquilibre chimique au départ, mais en donnant des médicaments, on crée un déséquilibre chimique ». [12]
De plus en plus de médecins et psychiatres se posent aujourd’hui cette terrible question : et si l’épidémie de dépression chronique que l’on connaît depuis 30 ans était en partie causée… par les médicaments sensés la soigner ? [13] [14]
De fait, si vous ouvrez un manuel de psychiatrie datant d’avant les années 1970, vous verrez que la dépression d’hier ressemble peu à celle d’aujourd’hui. [15]
Le nombre de patients touchés par un épisode dépressif était beaucoup plus rare. La « maladie » n’apparaissait qu’à partir de 40 ans… et la plupart de ceux qui étaient touchés en guérissaient définitivement, sans rechute, au bout de quelques mois.
Aujourd’hui, la dépression a totalement changé de visage : elle frappe désormais une personne sur dix (5 millions de Français !!), y compris des adolescents… et les chances de s’en sortir sont beaucoup plus faibles qu’avant !
Prenez l’une des plus larges études réalisées dans les années 2000, l’essai «STAR*D » : sur 4 041 patients atteints de dépression et traités par des médicaments, seuls 3 % s’en sont sortis et se sont sentis bien pendant une année complète. [16]
3 % seulement !! Alors que la plupart d’entre eux ne souffraient que d’une dépression « modérée » !
Et ce n’est pas tout : avant l’explosion de la consommation de Prozac, au début des années 1990, seuls 10 à 15 % des patients ayant connu une dépression majeure étaient considérés comme « résistants au traitement » (on ne parvenait pas à la guérir).
Au milieu des années 2000, ce sont désormais 40 % des patients qui tombent dans un état de dépression chronique, sans réel espoir de s’en sortir! [17]
Ce ne sont pas des preuves définitives, mais c’est un faisceau d’indices plus que troublants [18] [19] : tout se passe comme si les antidépresseurs rendait les patients plus vulnérables… et davantage à risque de rechuter !

N’arrêtez SURTOUT PAS vos médicaments d’un coup


J’ai bien conscience du caractère extrêmement inquiétant de ce que je vous écris.
Mais je vous en prie, si vous prenez en ce moment des antidépresseurs, il ne faut en aucun cas les arrêter d’un seul coup.
La plupart des suicides attribués aux antidépresseurs se produisent à deux moments :  celui où le patient commence à prendre ses médicaments… et celui où il arrête de les prendre !
C’est précisément parce que ces médicaments altèrent la chimie de votre cerveau qu’il est très dangereux de les arrêter d’un coup : faites-vous accompagner par un spécialiste !
(Dans mon cas, c’était inutile car je les ai arrêtés au bout d’un mois, en accord avec le Professeur C. dès qu’il a été apparent qu’ils ne changeaient rien à mon problème)
Autre précision d’importance : ce n’est pas parce que la dépression n’est pas due au départ à un « déséquilibre chimique » qu’elle n’a rien à voir avec la biologie.
On sait au contraire que des états inflammatoires aggravent le risque de dépression – et c’est pourquoi une alimentation anti-inflammatoire, riche en fruits et légumes et en oméga-3, a une réelle efficacité anti-dépressive.
Je ferai une lettre complète sur toutes solutions qui existent pour voir à nouveau la vie en rose (retenez déjà que l’activité physique, la nutrithérapie, la luminothérapie et la gestion du stress sont des clés majeures pour s’en sortir).
Mais je suis convaincu qu’un malaise psychologique profond n’est presque jamais une simple affaire de « biologie ». Aucune pilule ne suffit à redonner du sens à la vie ou à recréer des liens affectifs.
Si vous êtes dépressif, vous avez tout intérêt à faire un travail d’introspection et de vous faire accompagner par un spécialiste formé aux TCC (thérapies cognitives et comportementales).
Certains chercheurs pensent même que la dépression serait une réaction « normale » de notre organisme : notre corps nous forcerait à tout arrêter pour nous obliger à réévaluer notre existence – et à faire les changements nécessaires pour retrouver la joie de vivre.
C’est sans doute moins facile que d’avaler une « pilule miracle », mais c’est tellement plus réaliste !
Bonne santé,
Xavier Bazin

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Message par Mortyfaire Mar 29 Juin - 19:09

Les morts ne témoignent pas ...

Revoir le reportage "la Fabrique de l'Ignorance" (sur le forum).


Guy Hugnet : "Les antidépresseurs peuvent mener au suicide"



La pilule qui fait retrouver le bonheur... le mythe des antidépresseurs a la peau dure alors même que leurs effets indésirables sont nombreux et dangereux. L'auteur d'Antidépresseurs : mensonges sur ordonnance explique les enjeux fondamentaux du marché de ces médicaments.

Qu’est-ce qui vous a amené à enquêter sur les antidépresseurs ?


À l'origine, un journal suisse m'avait demandé de réaliser une enquête sur les tranquillisants. Savoir comment ces médicaments, pourtant potentiellement dangereux, avaient été très largement utilisés. Je me suis alors rendu compte que le même phénomène était en train de se reproduire avec les médicaments antidépresseurs et j’ai voulu en savoir plus. J’ai alors cherché à mettre la main sur les études scientifiques pour vérifier l’efficacité des antidépresseurs.

Et qu’avez-vous trouvé ?


Au terme de plusieurs mois d’enquête, je me suis procuré les vraies études scientifiques menées pour savoir si le Prozac, l’antidépresseur de référence, était efficace. Verdict : aucune de ces études ne prouvait une réelle efficacité du Prozac. Au mieux, le médicament n’était pas meilleur que le placebo, au pire il s’avérait inférieur au placebo dans certaines études !
Par ailleurs, le produit n'avait pas été testé dans les dépressions graves et le fabricant écrivait noir sur blanc que son produit n'était efficace dans les dépressions légères. Dans les dépressions d'intensité moyenne, le Prozac montrait une légère amélioration mais à condition d'être associé à des anxiolytiques. Difficile donc de dire qui était actif.
D’ailleurs l’effet placebo est considérable pour l’ensemble des médicaments psychotropes. De fait, très peu d'études ont démontré avec rigueur et certitude que les antidépresseurs de la famille du Prozac (Deroxat, Zoloft, Seropram, Effexor) sont fondamentalement efficaces contre la dépression. Certes, chez certains patients la prise de ces médicaments s’accompagne d’une amélioration de leur état, mais la part de l’effet placebo n’est pas à négliger dans cette efficacité. Qui plus est, d’autres patients ne voient aucune amélioration de leur état sous antidépresseur, voire même une détérioration pouvant s’accompagner d’effets secondaires graves et même mener au suicide.

Mais alors pourquoi les antidépresseurs sont-ils autant prescrits par les médecins ?


Pour une raison simple : les médecins n'ont pas dans les mains les vraies études - celles dont les résultats sont très limités - mais des études bidons, sans réelle rigueur scientifique, cautionnées par des pontes locaux ou nationaux, grassement rémunérés à cet effet. Tout ce que les généralistes savent du médicament c’est ce que leur présentent les laboratoires. L'objectif étant de les convaincre de la nécessité de prescrire ces médicaments pour qu’à leur tour, ils puissent en convaincre les patients. En matière de prescription de psychotropes, la croyance est fondamentale.
Le vrai problème, c'est que toute la médecine est sous la coupe de l'industrie. C’est le système même qui veut ça. Tous les grands noms de la médecine, qui font partie par exemple des commissions autorisant la mise sur le marché d’un médicament, sont liés d’une façon ou d’une autre à l’industrie. La plupart du temps les crédits qui leur permettent de mener à bien leurs études ou les essais cliniques proviennent de l’industrie pharmaceutique et la majorité doit leur carrière à des financements privés. Sans remettre en cause l’intégrité intellectuelle de ces spécialistes, ni parler de corruption, on peut reconnaître qu’ils sont juges et partis. Comment dès lors attendre de ces médecins un jugement totalement indépendant à l’égard du produit ?

Peut-on considérer l’industrie pharmaceutique comme responsable de la prescription massive d’un médicament pourtant jugé peu efficace ?


Le fait que les laboratoires cherchent à faire des bénéfices est tout à fait normal. Le vrai problème c’est que la médecine est devenue totalement dépendante de cette industrie. Il n’y a qu’à voir du côté de la presse spécialisée : la quasi-totalité des titres de la presse médicale sont financée par l’industrie pharmaceutique. La formation continue des médecins également. Le problème réside aussi du côté des pouvoirs publics qui n’ont pas une plus grande indépendance. L’agence du médicament elle-même est financée à 80 % par des fonds provenant de l’industrie pharmaceutique. Certes cette implication du privé donne une certaine dynamique au secteur, mais à quel prix ? Celui de l’indépendance…

Et ce « marketing » de l’industrie pharmaceutique aura suffit à imposer les antidépresseurs à l’ensemble du corps médical ?


Pas seulement. Ce n’est qu’un aspect du phénomène. En parallèle il a fallu développer un deuxième aspect : créer un marché. Les laboratoires ont investi des millions de dollars pendant des années sur ces molécules, l’enjeu pour eux était colossal. Si l’usage des antidépresseurs s’était cantonné aux dépressions lourdes et à la prescription des seuls psychiatres, c’eut été beaucoup moins intéressant pour eux. La vraie cible n’était donc pas les spécialistes mais les médecins généralistes. Ce qui implique qu’il a fallu élargir le public potentiellement concerné par les antidépresseurs. Qu’a-t-on fait alors ? On a redéfini les critères de la dépression qui ont été considérablement élargis. Aujourd’hui tout le monde est susceptible à un moment ou à un autre de répondre aux critères de la dépression. Il n’y a qu’à voir les chiffres : de 1 à 3 % de la population considérée comme souffrant de dépression dans les années 1960, on est passés à 15 à 20 % aujourd’hui. Ce sont autant de « clients » potentiels pour les firmes qui développent ces médicaments. A la moindre suspicion d’un état dépressif, un médecin généraliste est susceptible de vous proposer un traitement antidépresseur. Ce qui d’ailleurs est paradoxal puisque de l’aveu même des laboratoires, ces substances ne sont pas efficaces sur les dépressions légères.

Et est-ce que cette stratégie a été payante ?


Bien sûr, il n’y a qu’à voir ce que représente le marché des antidépresseurs à l’heure actuelle. Le marché mondial qui représentait 686 millions de dollars en 1988 est passé à 17 milliards de dollars en 2008, c’est colossal ! On a crée une demande et la niche est phénoménale. D’ailleurs le « succès » des antidépresseurs révèle également un autre aspect du problème. Pourquoi ces produits sont-ils autant prescrits ? Parce que depuis environ 150 ans, avec l’essor de la pharmacie, le malheur humain est de plus en plus considéré comme un problème médical. La croyance en la toute puissance de la biologie et de la médecine a pris une place fondamentale et même le malheur est désormais considéré comme relevant de la médecine. « Je ne vais pas bien il faut que je trouve un produit qui pourrait résoudre mes problèmes ». Cette croyance en la toute puissance de la biologie et de la médecine fait le lit des antidépresseurs… et des médicaments qui leur succéderont…
 
antidépresseurs   suicide   laboratoires pharmaceutiques

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Message par Mortyfaire Mar 29 Juin - 19:26

Huit antidépresseurs à éviter selon Prescrire (2021)

Publié le 30 janvier 2016
Mise à jour novembre 2020 -

La revue Prescrire a actualisé sa liste « des médicaments à écarter des soins et à remplacer par de meilleures options car leur balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes leurs utilisations »
Huit antidépresseurs figurent dans cette liste 2021 de 112 médicaments plus dangereux qu'utiles.

« Plusieurs médicaments autorisés dans la dépression exposent plus que d’autres antidépresseurs à des risques graves, sans avoir une meilleure efficacité que les autres médicaments de la dépression, qui ont en général une efficacité modeste, souvent d’apparition lente », estime la revue. « Le choix est plutôt à faire parmi des antidépresseurs dont on connaît le profil d’effets indésirables par un plus long recul d’utilisation. »

Ces antidépresseurs sont les suivants :


  • « L’agomélatine (Valdoxan ou autre), d’efficacité non démontrée au-delà de celle d’un placebo, expose à des hépatites et des pancréatites, des suicides et des accès d’agressivité, des rhabdomyolyses, des atteintes cutanées graves (dont des syndromes de Stevens-Johnson). » (L'antidépresseur Valdoxan devrait être retiré du marché, estime Prescrire - 2016.)
  • Le citalopram (Seropram, Celexa…) et l’escitalopram (Seroplex, Lepraxo, Cipralex…), « des antidépresseurs inhibiteurs dits sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRS), exposent à un surcroît d’allongements de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme et de torsades de pointes par rapport à d’autres antidépresseurs IRS, ainsi qu’à des surdoses aux conséquences plus graves. » (Citalopram et escitalopram : préférer d'autres antidépresseurs de la même classe, conseille Prescrire - 2016.)
  • « La duloxétine (Cymbalta ou autre), le milnacipran (Ixel ou autre) et la venlafaxine (Effexor LP ou autre), des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, exposent aux effets indésirables des antidépresseurs IRS, et en plus à des troubles cardiaques liés à leur activité noradrénergique, dont des hypertensions artérielles, des tachycardies, des troubles du rythme cardiaque, des allongements de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme et, pour la venlafaxine, à un risque élevé d’arrêts cardiaques en cas de surdose. La duloxétine expose aussi à des hépatites et à des réactions d’hypersensibilité avec des atteintes cutanées graves (dont des syndromes de Stevens-Johnson). » (L'antidépresseur venlafaxine [Effexor] est à écarter en raison d'effets cardiovasculaires selon Prescrire - 2015.)
  • L’eskétamine en solution pour pulvérisation nasale (Spravato), « a une efficacité très incertaine dans les dépressions dites résistantes. Ses effets indésirables neuropsychiques sont fréquents, dont des syndromes de dissociation. Des addictions et des détournements d’usage sont à prévoir. Dans cette situation clinique difficile, il est plus prudent d’envisager d’autres options moins dangereuses, même si leur efficacité clinique est incertaine : commencer une psychothérapie ; augmenter la posologie de l’antidépresseur initial ; changer de groupe pharmacologique d’antidépresseur ; ajouter un neuroleptique dit atypique ; pratiquer une électroconvulsivothérapie (alias électrochocs). Le choix repose alors essentiellement sur le profil d’effets indésirables. »
  • « La tianeptine (Stablon ou autre), d’efficacité non démontrée au-delà de celle d’un placebo, expose à des hépatites, des atteintes cutanées graves, parfois mortelles, dont des éruptions bulleuses, et des toxicomanies. »


En septembre 2018, la revue a présenté « quelques points de repère » sur les antidépresseurs. Elle mentionnait notamment un « sevrage pénible » à l'arrêt de ces médicaments. (Antidépresseurs : quelques mises en garde de la revue Prescrire).

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Message par Mortyfaire Mar 29 Juin - 19:32

Scandale des antidépresseurs : le livre qui accuse

Livre "Génération Zombie" édité chez Fayard, témoignages de personnes ayant subi des effets secondaires suite à la consommation d'antidépresseurs, comme l'impuissance sexuelle, des tendances suicidaires ou des pulsions de violence.


Dernière édition par Mortyfaire le Mer 21 Juil - 20:38, édité 1 fois
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Message par Mortyfaire Ven 2 Juil - 14:23

Antidépresseurs : une obsession du suicide ?
"Je n'ai jamais pensé à me suicider sauf lorsque je prenais des antidépresseurs, c'était une obsession. Pourquoi ?"
Réponse d'un spy :
"Il est possible que certains antidépresseurs favorisent le passage à l'acte. C'est une des difficultés de ce traitement..."



Article de 2004 :

Une alerte a été lancée aux Etats-Unis à propos des traitements par antidépresseurs et des risques accrus de suicide liés, particulièrement chez les enfants et les adolescents. Le point sur cet effet secondaire et la position française.

Suite à une douzaine de cas, l'Agence américaine du médicament et de l'alimentation a averti les professionnels de santé et les patients sous antidépresseurs : en début de traitement, le Prozac et d'autres antidépresseurs (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine) peuvent accroître, surtout chez les jeunes, le risque de pensées suicidaires et d'actes auto-agressifs. D'autres manifestations ont également été enregistrées, telles que anxiété, agitation, attaque de panique, impulsivité et hostilité.Elle demande donc aux laboratoires pharmaceutiques d'inscrire cette précaution d'emploi sur la notice de leurs médicaments et aux professionnels de santé de renforcer la surveillance des patients traités, afin notamment de détecter toutes aggravations de la maladie ainsi que l'apparition d'idées suicidaires. Et ce, tout particulièrement en début de traitement et chez les enfants et les adolescents, traités pour dépression ou pour troubles obsessionnels compulsifs.
Les choses sont quelque peu différentes en France. Premièrement, de telles contre-indications figurent déjà sur la notice des médicaments, comme c'est notamment le cas pour le Déroxat et l'Effexor, lesquels sont interdits aux moins de 15 ou 18 ans. En effet, le débat n'est pas nouveau, puisque dès la mise sur le marché du Prozac, cette possibilité de suicide violent ou de réactions agressives en début de traitement était connue. Deuxièmement, très peu d'antidépresseurs sont prescrits aux enfants français. Ce dernier point est discutable car si cette faible prescription les mets à l'abri des effets secondaires, ils n'en sont pas moins sous-traités. Ce phénomène est dû en partie à un sous-diagnostic de la dépression chez les enfants, mais également au fait que la plupart des antidépresseurs n'ont pas démontré leur efficacité sur la population infantile.

Adultes et antidépresseurs


Si les antidépresseurs sont sous-employés chez les enfants, il n'en est pas de même chez les adultes français. Sans rejoindre les chiffres des Etats-Unis, le marché des antidépresseurs a explosé en France depuis quatre ans. Selon les données recensées par l'AFSSAPS, le nombre de boîtes de nouveaux antidépresseurs (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) a atteint les 36 millions d'unités en 2002, contre 33 en 2001, 31 en 1999 et 26 en 1998. Quant aux autres antidépresseurs, ils sont passés de 9,7 millions en 1998, à 12,8 en 2000 et 15,6 en 2002.Selon l'Assurance maladie, un quart de la population a bénéficié, au moins une fois durant l'année 2000, du remboursement d'une ordonnance de psychotropes (antidépresseurs, tranquillisants, somnifères, neuroleptiques). Ce type de prescription débuterait de plus en plus tôt, avec en 2000, 4% des garçons et 3,5% des filles de moins de 9 ans

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Autre extrait d'article :

Il n’existe actuellement aucune réflexion dans le milieu médical, et en particulier dans le milieu psychiatrique académique, sur l’éthique de la prescription de médicaments psychotropes. Les leaders d’opinion restent muets face à l’abaissement de la limite entre le normal et le pathologique, ouvrant de nouveaux marchés à la prescription ; […] ils acceptent la banalisation de l’utilisation des psychotropes pour lesquels il n’existe nulle part de pharmacovigilance spécifique de leurs possibles effets psychiques indésirables. […] Il existe une intentionnalité claire de fournir exclusivement aux médecins généralistes ou spécialistes, par la voie de discours académiques, une représentation monolithique réduite aux seuls symptômes accessibles aux seuls médicaments. » Alors que « pratiquement toutes les études cliniques, épidémiologiques, médico-économiques, sont suscitées, financées et exploitées au plan statistique de manière autonome par l’industrie ou par des sous-traitants qu’elle rémunère. »
Nous manquons beaucoup d’études pharmacologiques réalisées en toute indépendance afin de vérifier ce qu’à moyen et long terme ces molécules [les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, comme la fluoxétine, ou Prozac] ont comme action sur la transmission dopaminergique comme le font les psychostimulants plus classiques, qu’il s’agisse des amphétamines ou de la cocaïne. […] »

Vidal : Deroxat = paroxétine - Prozac = Sarafem = fluoxétine
"Le brevet Prozac a expiré en 2001 aux États-Unis et en 1999 en Espagne, il existe toujours un débat sur sa pertinence thérapeutique."


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Message par Hilde Ven 2 Juil - 19:51

Voilà un message en deux parties - comme ça tu peux sauter l'une ou l'autre si ça te gonfle. La première concerne une de tes sources. La deuxième est un témoignage.

Donc tout d'abord, si je peux me permettre, tu as tout de même une manière assez partiale de citer tes sources.  Prenons la dernière, celle-ci, qui date en effet de 2020 :
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Déjà, le passage que tu en extrais, c'est en fait une citation qui date des années 1990 : l'auteur du blog a choisi de citer un autre médecin qui a écrit de ce rapport en 1996. Même si l'auteur du blog estime que c'est toujours d'actualité, il serait quand même bon de le préciser.

Par ailleurs, l'auteur de ce blog, si elle a effectivement, et certainement à raison, un point de vue critique sur l'excès de prescription de ces médicaments, elle dit aussi cela :

D’abord, qu’entend par psychotropes? C’est un médicament qui agit sur la psychisme. Ils sont regroupés en cinq catégories: les antidépresseurs, les anxiolytiques (ou tranquillisants), et souvent souvent des benzodiazépines, les hypnotiques (ou somnifères), les antipsychotiques (neuroleptiques), les régulateurs de l’humeur et les psychostimulants (Ritaline) et sont délivrés uniquement sur ordonnance médicale. Les spécialités les plus consommées sont les benzodiazépines (18%), 9,7 % d’antidépresseurs, les hypnotiques 8,8 % et 0,7% de régulateurs de l’humeur. Toutes ces spécialités restent indispensables dans l’arsenal thérapeutique, sous condition qu’elles soient prescrites à bon escient. Si un regard critique s’imposer sur un excès de consommation, il n’est pas question de les remplacer par de la poudre à perlimpinpin.
Elle critique donc, non pas les anti-dépresseurs en eux-mêmes, mais l'utilisation excessive qui en est faite (cf le passage que j'ai mis en gras).
Oui, les gens en consomment trop. Oui, pas mal de gens en prennent alors que, dans bien des cas, une thérapie sans médicaments suffirait. On peut cependant probablement mettre ceci en lien avec le fait que, en France, quand on ne se sent psychologiquement pas bien, on n'a pas énormément de choix.
- Les psychiatres sont partiellement remboursés par la sécurité sociale, mais ils sont débordés ; il faut parfois attendre des mois pour décrocher un rendez-vous
- Les psychologues sont plus disponibles, mais pas remboursés, et coûtent assez cher. Par ailleurs, il est relativement difficile de s'orienter parmi toutes les formes de thérapies, sachant que peuvent se déclarer thérapeuthes aussi bien des gens sérieux que des charlatans.
Alors ? Eh bien il reste les médecins généralistes, eux aussi débordés, souvent peu formés aux problématiques concernant la santé mentale, qui peuvent prescrire des médicaments et qui parfois le font parce qu'ils sont coincés par le mal-être de leur patient et qu'ils n'ont guère de meilleure solution à leur proposer. Ceci peut avoir lieu avec les meilleurs intentions du monde et sans être payé par les labotaroires, même si ce dernier cas existe aussi.
Non, quand on a envie de mourir, la méditation et la valériane ne suffisent pas.
Maintenant, oui, un médicament ça peut être dangereux. C'est dans l'étymologie du mot : pharmakon, ça veut dire remède et ça veut aussi dire poison. Il y a aussi un certain Paracelse qui a dit : "c'est la dose qui fait le poison".
Bien sûr que c'est n'importe quoi d'en bourrer les gamins. Un gamin à qui on n'a jamais mis de cadre devient logiquement insupportable ; mais c'est plus facile de se dire "horreur, mon enfant est hyperactif" et de le bourrer de Ritaline que de s'avouer qu'on a foiré l'éducation de son morveux sur toute la ligne.
Bien sûr que le cerveau des adolescents est plastique et fragile, plus encore que celui des adultes, et que de telles substances ne devraient leurs être prescrites que dans des cas critiques.

Voici maintenant un témoignage. Un de première main, puisque c'est le mien. J'ai pris des antidépresseurs, à une époque où ça allait vraiment mal.
Je n'en avais pas envie, crois-moi. J'étais allée chez une psychiatre, en espérant qu'elle me dirait "ok, on va commencer une thérapie basée sur la parole et ça ira bien".
Sauf que non, elle n'a pas dit ça. Elle a dit que j'étais en danger. A cause d'idées morbides, mais aussi parce que le manque de sommeil et ses effets me mettait directement en danger au travail. J'étais menuisière, j'utilisais tous les jours des machines qui entrent dans du bois dur comme dans du beurre. Ils ne sont pas rares, les menuisiers à qui il manque des phalanges, des doigts ou même la moitié d'une main. Je ne voulais pas arrêter le travail, parce que rester chez moi l'esprit inoccupé, c'était pire encore.
J'ai refusé les médicaments, mais elle a insisté et elle avait raison. Ces médicaments (ISRS), j'en ai pris plusieurs mois. J'ai retrouvé le sommeil, je suis sortie du noir et j'ai décortiqué avec elle ce qui n'allait, ce dont je n'étais absolument pas capable quelques mois avant.
Elle m'a, très honnêtement, prévenu que la chimie du cerveau était un domaine délicat ; que les patients réagissaient très différemment. Qu'il fallait essayer à très faible dose et voir. J'ai eu de la chance, sans doute. Cette molécule, je l'ai bien tolérée.
Il n'y avait qu'un effet secondaire notable : les rêves. Mes paysages et scenarii oniriques étaient extraordinairement riches, et je m'en souvenais beaucoup mieux au réveil.
Pour le reste... sommeil ok, libido ok, appétit ok, poids ok, facultés intellectuelles ok, équilibre ok. Tu vas me dire, il y a peut-être des effets secondaires dont je n'ai pas conscience. C'est vrai. Peut-être que ça impactera la façon dont je vais vieillir. J'en ai conscience. A mes yeux, c'est cependant mieux que d'avoir laissé trois doigts dans la machine ; c'est mieux aussi que tous les mois précédents, les mois atroces où la vie était si noire (car non, ça n'est pas passé tout seul au bout de trois semaines) que dès que je prenais ma voiture, je pensais qu'il suffirait donner un grand coup de volant pour que tout s'arrête, et certains jours c'était bien un peu tentant.
J'ai travaillé, dur, avec ce médecin. Pour comprendre comment c'était venu, et comment en sortir. Et ça a été mieux. J'ai vu que j'aimais le travail du bois, mais que dans ce cadre-ci, ça ne m'allait pas. Après avoir récupéré, j'ai envisagé des options, et puis j'ai changé de métier.
Mon médecin, je crois, n'avait pas la prescription trop facile, ni la main lourde sur les quantités. J'ai pensé que lui faire confiance sur la prise de ces fichus pilules m'avait plutôt réussi ; c'est aussi en concertation avec elle et sur son avis professionnel que j'ai arrêté de les prendre. Pas d'un coup : en effet, il y a un sevrage. La dose, de faible est devenue minuscule, puis archi minuscule, jusqu'à cesser. Effet secondaire : légères sensations de vertige pendant une quinzaine de jours.
Ce n'est qu'un témoignage, ce n'est donc pas universel même si, hors moi-même, je connais quelques personnes qui ont pris ce genre de médicaments, et qui ont plutôt aussi ce genre d'expérience. Un genre de "oui, je m'en méfie et j'aurais préféré m'en passer, mais ça a largement contribué à me tirer d'affaire".
C'est ce que je pense. Pour ma part, j'espère que ne se posera plus jamais à moi la question d'en prendre.
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Message par patos Ven 2 Juil - 21:44

Très beau témoignage Hilde
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Message par Luciole Ven 2 Juil - 23:59

J'ai eu un médecin généraliste mais expert en médecine spatiale, auprès d'Air France ,il veillait à ce que les équipages qui tournaient (à l'époque) parfois des heures avant de pouvoir atterrir pour cause de tempête,conservent leurs facultés et leur calme dans les moments difficiles.

Il allait souvent aux USA et connaissait toutes les nouveautés.Dans mon cas je préparais des Concours et des concerts et je devais travailler beaucoup,tôt le matin, et garder la mémoire et le moral.
Il m'a concocté des cocktails de médicaments fabuleux,pour travailler,dormir,être réveillé,ne pas avoir de crampes aux mains,soigner une épaule blessée,jusqu'à 32 pilules par jour pendant quelques mois. Puis une assez longue période de décélération comme  Hilde,
je lui téléphonais chaque jour pour les dosages jusqu'à l’arrêt complet de substances.

C'est dur parce que certaines créent une forme d'euphorie que l'on souhaite conserver mais ce sont toujours des produits toxiques sur le long terme.
Je pouvais maintenant m'en passer.J'ai réalisé depuis la chance que j'avais eue d'être suivi journellement par un pharmacologue aussi compétent.
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Message par Mortyfaire Dim 4 Juil - 0:51

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Message par Luciole Dim 4 Juil - 1:19

A condition que ce soit pour une période assez courte il vaut mieux prendre les (bonnes) substances pour corriger un défaut ou un ennui plutôt que de laisser celui ci poursuivre un effet délétère.

Pour la fille du récit,la solution serait peut être:"Trouver un éditeur" study
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Message par Mortyfaire Dim 4 Juil - 2:05

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Message par Luciole Dim 4 Juil - 11:24

Les médicaments qui corrigent une pathologie ou un comportement,il s'agit d'une courte période,on ne peut tout jeter à la poubelle!

Je ne juge pas mais je ne vois guère de différence entre un livre et une publication sur le Bandeau.
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Message par Mortyfaire Dim 4 Juil - 18:41

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Message par Mortyfaire Dim 4 Juil - 21:32








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Message par Mortyfaire Dim 4 Juil - 21:39

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