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Initiatique ou religieux ? Ou Mithra, Mithra pas.

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Initiatique ou religieux ? Ou Mithra, Mithra pas. Empty Initiatique ou religieux ? Ou Mithra, Mithra pas.

Message par patos Ven 13 Mai - 14:10

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Mithraeum de Capua ( photo Carole Raddato )


Parmi les sources de la franc-maçonnerie et des monothéismes occidentaux, le culte de Mithra joue un rôle important et trop longtemps méconnu. Les points communs entre les pratiques rituéliques maçonniques et mithraïques sont étonnamment nombreux, d’une part, mais les reprises d’éléments religieux du culte de Mithra vers la chrétienté sont également importants. 



Les francs-maçons sont fous de recherches sur les origines : une chaîne a beau être longue, on est fascinés par la découverte de ses extrémités. D’ailleurs cette biblique parole «  cherche et tu trouveras » booste nos énergies et justifie notre acharnement.

La littérature est dès lors pleine d’essais ou romans décrivant une possible filiation entre la franc-maçonnerie actuelle et de glorieuses civilisations anciennes. Cette filiation est alors émaillée d’épisodes romanesques ou héroïques, qui tiennent en haleine les écouteurs d’histoires que nous sommes tous, et font le bonheur des éditeurs ; Dan Brown, Giacometti et Ravenne et pas mal d’autres vivent bien du phénomène.


L’occident a été marqué pendant deux millénaires par les religions dites du livre . Les historiens qui se sont penchés sans préjugés sur les évolutions ont constaté que les traductions, homogénéisations doctrinales, intégrations, réécritures en fonction des messages à faire passer, élimination des pensées gnostiques et autres hérésies,  etc. font qu’à l’arrivée on a du mal à discerner d’où proviennent les éléments de nos rituels et textes ; ceci nous laisse sur notre faim, aussi les fouilles continuent.

Les découvertes faites après la seconde guerre mondiale, manuscrits de Qûmran et de Nag Hammadi, ont profondément bousculé la communication faite par l’église catholique, pourtant stabilisée à l’époque.
Robert Ambelain a publié en 1972 un livre devenu best-seller :  « Jésus ou le mortel secret des Templiers », dont la thèse est que Jésus était un zélote préoccupé de prise du pouvoir local et non un prophète/messie . Ce secret se serait plus ou moins transmis jusqu’aux francs-maçons via les templiers et les cathares.

La piste égyptienne, elle, a atteint un sommet avec Robert Lomas et Christopher Knight et leur « clé d’Hiram » , affirmant même avoir découvert un pharaon qui aurait été assassiné dans des conditions similaires à celle d’Hiram, et des formules à la consonance proche de certains mots sacrés de la franc-maçonnerie.
Le berceau de nos civilisations se place entre la Grèce et le croissant fertile qui va d’Egypte en Assyrie, en incluant Israël, Phénicie, Perse. La Grèce fut un absorbeur de tout ce qui l’a précédée puis un diffuseur grâce aux conquêtes d’Alexandre le Grand ; du coup on a du mal à distinguer ce qui fut découvert par les grecs eux-mêmes. Il semble que pas mal de découvertes scientifiques attribuées à Pythagore, Euclide et d’autres étaient déjà connues auparavant.

La civilisation hébraïque n’échappe pas à cette suspicion, comme le montre la grande similitude de l’épopée de Gilgamesh avec la civilisation assyrienne.
On sait que les premiers siècles après JC ont vu une âpre lutte de la chrétienté avec les nombreuses variantes de gnosticisme. On sait aussi que Constantin fit un choix crucial en faveur de la chrétienté, défavorisant le culte de Mithra, pourtant installé bien avant.

Et nous voilà au 21e siècle.  Charles Imbert, dans son «  les 7 degrés de l’initiation », remarque que les monothéismes occidentaux sont maigrichons en ésotérisme, et que seule la franc-maçonnerie en est généreusement pourvue avec activité sur une longue période.

Il faut remonter l’histoire avant de retrouver un tel ésotérisme fort, pérenne, initiatique : jusque dans le culte de Mithra. La progression initiatique, au moins dans sa forme tardive telle que pratiquée par les Romains, comportait 7 degrés, comme les planètes, les métaux, les tons musicaux, les zones corporelles ( chakras ) et surtout les 7 vices qu’il s’agissait de combattre pour progresser.

Charles Imbert dresse une vertigineuse liste de similitudes entre les pratiques rituéliques mithraïques et les maçonniques. Citons ainsi, à titre d’exemples, les trois premiers degrés, dédiés aux trois dieux (/planètes ) de la Sagesse, de la Beauté et de la Force, la disposition intérieure du temple (parvis, sièges en « colonnes », espace de déambulation central, estrade,…), usage de dénudation et de glaives lors de l’initiation, la référence aux 5 sens, l’usage d’un mythe comportant un meurtre, accent prononcé sur les dualités et surtout celle de Lumière/Ténèbres, rôle particulier des solstices,…

Mais on peut aussi dresser une liste d’éléments communs entre le culte chrétien et le culte de Mithra. On citera volontiers la naissance lors du solstice d’hiver, et la résurrection/renaissance de Jésus/Mithra. Plusieurs indices historiques laissent à penser que la communauté zélote de Cilicie est le lieu où le transfert s’est organisé : la ville centrale était la Tarse de Paul.

Bref, tout semble se passer comme si finalement Mithra avait survécu complètement, mais au prix d’une partition : les éléments-clés religieux récupérés par le christianisme, et les rituels et méthodes initiatiques par la franc-maçonnerie, par-delà deux millénaires !

C’est ce gigantesque « viaduc » de 2000 ans qui pose évidemment question, vu cette qualité de transmission . Serait ce inscrit dans nos gènes ? Sont-ce les archétypes communs à tous les humains qui ont permis cela, sans que nous en puissions mesurer la part innée et la part acquise ?  Les néoplatoniciens semblent avoir joué un rôle de véhicule pour permettre une partie du saut, de l’Antiquité tardive jusqu’à la Renaissance : 13 siècles, pas mal !  Nul doute non plus que les kabbales et l’alchimie ont, elles aussi, servi de véhicule pour nous mener où nous en sommes.

Les recherches continuent :  à bientôt pour de nouvelles aventures !
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