Le forum pour tous ceux qui cherchent, sans savoir ce qu'ils espèrent trouver ! Ne craignez rien, et venez vous inscrire !

Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
giraudet
Sage Confirmé
Sage Confirmé
Messages : 684
Date d'inscription : 13/06/2011
Age : 62
http://dgiraudet-penser.over-blog.com/

Hannah Arendt - "La banalité du mal "

le Sam 18 Mai - 9:24
Suite à nos échanges sur la corrida je me suis naturellement interrogé sur l'éternelle question du mal , c'est alors que j'ai découvert ce très bel article sur cette question , je le trouve éclairant et juste , je vous transmet le lien avec joie :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
yaka
Maitre Philosophe
Maitre Philosophe
Messages : 1524
Date d'inscription : 14/08/2012
Age : 57
Localisation : ici, lorsque j’y suis !
http://yakabd.over-blog.com/

Re: Hannah Arendt - "La banalité du mal "

le Sam 18 Mai - 10:44
le film me sera plus accessible que ses écrits.
Mais je rejoins ce qu'elle pense, je prends souvent le cas de Hitler en comprenant pourquoi il a agit ainsi, ce qui n'excuse en rien la barbarie dont il fait preuve.
Prenons les hooligans qui ne pensent qu'à se battre ; à première vue s'ils détruisent les vitrines, ce ne sont que des dommages collatéraux car au départ leur seule motivation est de se foutre sous la gueule entre groupes rivaux (d'où, maintenant, les bagarres organisées en terrain neutre). Si ils ne pensent qu'à se taper dessus en fichant la paix au reste de l'humanité, où est encore la notion de bien et de mal ?
Voilà de quoi animer le débat.
avatar
Isidor
Sage Confirmé
Sage Confirmé
Messages : 848
Date d'inscription : 28/02/2012
Localisation : Dernier satellite d'Alpha du Centaure

Re: Hannah Arendt - "La banalité du mal "

le Sam 18 Mai - 11:08
Sur l'objectif des hooligans. Ils établissent un culte du groupe et ils défendent ce groupe contre les attaques qu'il subit. Juste dommage que tout ce qui est dehors du groupe soit une agression, contre laquelle ils ne font que se défendre. C'est d'ailleurs le principe de toute bande. Et les témoignages de soldats font état de la même logique: on se bat pour défendre le copain d'à côté. La patrie, l'honneur disparaissent dans le combat.
C'est bien pour ça que je toujours été opposé aux visions de la société communautariste, de différentes communautés défendant leurs intérêts. Cela favorise le phénomène de la bande. Et lorsque la survie de la bande est en jeu tout devient possible, surtout l'élimination des bandes rivales.
avatar
ballios
Nouveau né
Nouveau né
Messages : 16
Date d'inscription : 17/05/2013
Age : 40
Localisation : Drôme

Re: Hannah Arendt - "La banalité du mal "

le Sam 18 Mai - 11:45
ta vision du communautarisme prise sous l'angle du phénomène de bande est éclairante, et très parlante, je trouve; tout à fait d'accord.
j'ajouterai qu'une communauté qui ne fasse pas dans le communautarisme (ça existe aussi) en défendant tout de même ses intérêts sans porter atteinte au bien commun (prenons le cas d'une communauté villageoise s'exprimant dans un cadre communal ou d'une coopérative) ne rentrerait pas dans ce cas de figure.
Invité
Invité

Re: Hannah Arendt - "La banalité du mal "

le Dim 19 Mai - 2:32
Un livre dont j'ai très souvent parlé ici : le principe de Lucifer d'Howard Bloom.
Je ne suis pas actionnaire de ses publications (je devrais peut-être) mais je l'ai vraiment trouvé juste et révélateur.

Oublions donc un peu nos théories Rousseauistes du bon sauvage pour voir ...
L'homme ne naît pas parfaitement bon et pus, sans mal ou violence.
La violence, le mal est dans la nature de l'homme ... pour la propre survie de l'individu ou de l'espèce.

Selon moi elle ne peut-être contenue que par l'éducation, les règles, le civisme, le savoir vivre ... mais pas trop, car un carcan de politiquement correct, de silence et de non dit finira par laisser exploser un jour la haine.

J'ai le fort sentiment que de nos jours si nous voyons une telle montée de violence, c'est du, d'une part à un manque de rigueur dans l'éducation (impunité relative des petits et grands criminels,certains jeunes banlieusards jouant avec la police comme sur GTA, ...) d'autre part au politiquement correct trop pressant qui fait qu'on est bâillonné par l'anti-racisme, l'anti-homophobie ... (qui bien heureusement nous montre qu'il est essentiel de nous respecter les uns les autres et autant que possible de nous entraider) mais qui essaye de nous obliger à aimer des gens que l'on peut très bien avoir le droit de ne pas aimer même si on les respecte.

avatar
Olive1968
Grand Maitre Suprême
Grand Maitre Suprême
Messages : 9243
Date d'inscription : 12/10/2011
Age : 49
Localisation : Avignon

Re: Hannah Arendt - "La banalité du mal "

le Dim 19 Mai - 18:56
Concernant tout ce que tu as exprimé dans la seconde partie de ton message Ethereum, je suis d'accord avec toi. Par contre je ne partage pas ton point de vue sur le fait que l'homme naisse mauvais, doté d'instincts agressifs, et ces fameux instincts de survie, qui d'ailleurs ne sont pas forcément à classer dans des "mauvais instincts", puisqu'ils sont neutres par essence ; ils ne sont pas forcément compatibles avec la morale du moment.

Je pense au contraire que l'homme naît absolument neutre, voire bon (sous entendu "formaté" pour l'empathie et l'altruisme), et qu'effectivement, ce sont bien les contextes éducatifs et culturels qui le pervertissent. Je ne suis pas spécialement rousseauiste, ce sont des idées qui m'ont toujours intéressé, et d'après moi la nature du mal n'est pas une nature atavique, mais une conséquence. Je sais très bien que c'est un point de vue qui est critiquable, et tant mieux ! Nul n'est obligé d'être d'accord avec moi. Je pense aussi que le mal, sous toutes ces formes, n'exprime qu'une perversion, nécessaire ou non, qui s'inscrit dans une orientation psychologique donnée. Selon moi, il est tentant de rapprocher les comportements humains de certains comportements animaux, ou de les moraliser, mais c'est justement cela qui fait que l'homme est potentiellement juge de lui même, le mal il le connaît, il sait parfaitement pourquoi il le considère ainsi. Donc je pourrais le rapprocher de la pulsion, pulsion inconsciente sur le moment mais consciente par la suite, ce qui invite à réfléchir sur le sens de ce mal. Mais la morale est biface, par conséquent l'homme peut être juge de ses actes, et non les percevoir comme quelque chose d'absolument naturel, donc inévitable.

Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre... Rolling Eyes
Parce que même moi je ne suis pas sûr de m'être bien compris ! Wink
Contenu sponsorisé

Re: Hannah Arendt - "La banalité du mal "

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum