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Herodote
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Ils se pendent à 13 ans.

le Jeu 14 Fév - 21:28
Un garçon, à Bourg-Saint-Maurice (Matteo, collégien aux cheveux roux, 13 ans, en 4ème), une fille dans une agglomération de l'Essonne, dont je ne sais pas le nom mais qui avait 13 ans elle-aussi, et était collégienne, se sont pendus tout simplement l'un chez lui, profitant de l'absence de ses parents, l'autre (la fille) sans que je sache actuellement dans quelles circonstances.
Deux en un jour , ça fait beaucoup, ça fait trop. N'y en aurait-il qu'un, ce serait déjà un scandale en soi.
Coupables ? Nous tous. Il n'est pas question de rejeter tout sur le Collège, sur les enseignants , sur les familles, sur les copains, même, si dans le cas du petit "rouquin" celà semble avoir été le déclencheur (la méchanceté des mômes entre eux :" poil de carotte", "va manger tes carottes", et ceci depuis le Primaire ) . La fille, j'ai dit que je ne savais pas dans quelles conditions, mais la tragédie est la même.

Et, si, hors de toutes dissertations théoriques et philosophiques, on en venait tout humainement à constater que ces deux petits morts, pendus de leurs propres mains encore à grandir, qu'ils ont, elle et lui, manqué d'Amour. Manqué non pas de l'Amour parental, mais de l'Amour qu'on apprend à lire dans le regard d'autrui. Qui est assez savant pour apprendre l'apprentissage de cet Amour des autres, qui va jusqu'au don de soi aux autres ?
J'ai rencontré il y a peu de semaines, une petite famille, toute simple, avec un enfant, un peu plus jeune que les deux petits pendus. Cet enfant exsude l'Amour et les parents l'en entourent si bien qu'il est en bonne santé, qu'il travaille bien en classe, qu'il est fort bien élevé, et qu'il exsude aussi le Bonheur.
Quand on voit une chatte lêcher interminablement ses chatons, quand on voit de quelle tendresse nous les entourons, ne pourrions-nous pas nous inspirer de cet exemple naturel et laisser ouvertes les vannes de l'Amour (famille, cité, école, lieu de culte, et n'importe où, de par le monde) ? Des psychiâtres vont donner leur avis (comme des archéologues, "après coup" (et quel coup !). N'aurait-il pas mieux valu qu'on n'aille pas plus les interviewer, maintenant (trop tard) ou avant ( trop tôt, quand rien n'apparaissait, parce que rien n'était apparent à quiconque)
Qu'en pensez-vous ?
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Giotto
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Jeu 14 Fév - 21:54
Mon cher herodote. Tu découvres que l'homme est un loup pour l'homme.
Ça existe de tout temps la méchanceté humaine.
Mon fils a un handicap. Et on c'est beaucoup moqué de lui l'année dernière.
Mais tous ne se suicident pas. C'est très rare. Heureusement.
Et bien sur tu as raison de penser qu'il faut continuer à améliorer la société pour que les petits s'y sentent bien. On est tous responsables.
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Herodote
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Jeu 14 Fév - 22:06
Tu as un joli pseudo. Ceci dit je te remercie et souhaite beaucoup de bonheur à ton enfant. Le ton de ta réponse, la célérité de celle-ci, me laissent supposer qu'il est entouré de tout l'Amour que nous lui devons. Je dis "Nous" parce que nous sommes solidaires devant les malheurs rapides ou latents de nos Frères les Etres Humains. Regarde mon âge dans la colonne de gauche. Je suis trois fois arrière- grand-père ! Et j'ai eu le temps de voir s'accumuler des malheurs immérités (qu'est qui est mérité, en fait de malheur ?)
Passez du bon temps, ton enfant et toi. Et ne le lui ménage pas. Le ton de ta réponse me laisse supposer que je puis être rassuré. Bonne nuit, pleine de beaux rêves.
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Giotto
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Jeu 14 Fév - 22:24
Mon fils est beaucoup
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Giotto
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Jeu 14 Fév - 22:31
Mon fils est beaucoup plus solide que moi. Quand j'ai su qu'il avait une agénésie dentaire j'ai mis un certain temps à accepter l'idée et quand l'année dernière ces copains de se onde se sont mis à lui dire "va te faire soigner..." Et que je l'ai vu rentrer si triste, j'ai tout de suite parlé au médecin scolaire. Au collège on m'a ait dit "il lui manque des dents rassurez vous ça aurait pu être un oeuil". Et cette année elle m'a dit "ça ne se voit pas et puis il est premier de sa classe alors je ne peux rien pour vous". Grrrrr. Ca m'a super atristée.
Mon fils est blindé. Il est courageux et très discret.
A ça place j'aurais mal vécu ça.
Je l'aide le protégé. Et je sais combien de famille soutiennent leurs enfants.
Si chèrement en France je pense sûil y a peu d'enfants en grande souffrance mais ça n'empêche qu'il faut être très vigilents et soutenir les familles.
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Herodote
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Jeu 14 Fév - 22:59
Je suis heureux d'apprendre que vous ("vous "parce que je vois que vous êtes une dame) n'avez pas de problême trop trop grave avec votre fils. S'il a de bons résultats scolaires, c'est un stimulant pour lui (et pour vous). Trop de parents se désintéressent de cet aspect, alors qu'il faut aux enfants un cadre les maintenant solidement tant qu'ils ont encore le pas hésitant. C'est d'ailleurs aussi stimulant pour les enseignants. Le médecin scolaire dépiste quand c'est aveuglant, mais que peut-il faire d'autre ?
Il y a peut-être peu d'enfants en souffrance. N'y en aurait-il qu'un nous ne pourrions contempler son cas avec indifférence. Bien sûr, comparée au Pérou, où je crois que vous avez été élevée, la France est privilégiée. Mais qui sait combien de suicides seraient quand même évités par l'Amour environnant l'enfant? Peut-être qu'en Amérique Latine on sait mieux entourer les enfants familialement qu'ici? Je suis terrorisé quand je vois l'irresponsabilté de certains parents. Vrais passeports pour l'accident grave, ou la mort qu'on se donne, presque comme un jeu "à ne plus avoir mal".
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ishto
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 5:24
Je reviens justement d'une petite conférence à parole ouverte qui a eu lieu autour du thème du suicide, d'abord il y'a eu la projection de ce film de 99:

Virgins suicids..


Une fiction traitant de ces terribles faits bien réel, ne pouvait manquer de dire quelque chose de très juste: Lorsque les ados sont bridés à l'extérieur (collège, activité, amis etc) et à l'intérieur (chez leur parents avec un maximum d'interdits, de règles, d'uniformisation, bref, que l'interdiction vient toucher jusqu'au plus intime), on voit que la singularité du sujet essaye de ressortir néanmoins jusqu'à ce que, sentant qu'aucune issue d'expression n'est possible, ne reste plus que cette solution fatale. Différence entre le suicide raté S.O.S qui a une adresse puisque après échec le "faux" suicidé reçoit en quelque sorte l'accusé réception de son "message", et le suicide "réussi" qui est lui sans adresse, sans appel en fait. On retrouve dans ce film un mère inassouvie, qui ne peut au fond tolérer que ses enfant puissent ne plus faire "un" avec elle (sous couvert d'un tranchant catholique fortement marqué, le prétexte suprême en gros), et un père complètement effacé qui a jeté l'éponge depuis bien trop longtemps devant cette personne qu'est son épouse... on aurait dit que cette dernière reportait sur ses enfant la même interdiction d'être désirant qu'elle avait peut-être du subir dans sa propre enfance: "J'ai eu des parents indifférents, je reproduirai finalement la même chose en étant le total contraire de cela... étouffant!"

En conclusion, cette mère de famille traumatisé après le suicide de ses 5 filles dira, et elle a raison, qu'ils n'ont jamais manqué d'amour... en effet, si on limite la notion d'amour a apporter une protection qui peut s'avérer toxique, oui elle a parlé en toute bonne foi... c'est d'un peu d'écoute et de lest que ses enfants avaient cruellement besoin. Je dirais qu'un cadre sécurisant est mieux qu'un cadre sécurisé, mais qu'il est vital pour l'enfant de pouvoir, auprès ne serait-ce que d'une personne, de pouvoir exprimer ses incompréhensions, même s'il n'y a pas de réponses, en fait, se sentir écouté vient, parfois après coup, signifier jusqu'où s'étend(ait) le besoin d'être aimé.


Effectivement, il doit y avoir même si invisibles au premier voire au second abord des signes avant coureurs, de tout petits signes d'une telle orientation macabre. Effectivement moi aussi je pense que si sont respectés (pour détailler un peu plus l'amour que par ce seul mot qui le désigne) des moments de respiration, d'écoute, d'encouragement, de tendresse, et quelques règles immuables dans les grandes lignes, alors la probabilité d'une telle orientation serait minimisée.
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 10:26
Bien triste histoire que cela... Encore une fois les jeunes personnes adorables souffrent à cause de méchantes personnes de leur age... Tout ça parce qu'ils n'ont pas appris le respect et la tolérance... Il y a encore du chemin avant que tout cela ne cesse... Beaucoup de chemin... Et j'ai l'impression que l'humanité recule en ce moment...

Des articles intéressants sur le sujet pour ceux qui ne saurait pas de quoi on parle :

Au sujet de Matteo :
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(Oui... le pire c'est qu'ils avaient déjà repéré le problème...)

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Un article qui corrobore ce qu'a écrit Hérodote que je remercie pour avoir ouvert le sujet :
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Au sujet de la jeune fille dans l'Essone :
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Herodote
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 10:28
Ishto : Intéressant, ce que vous écrivez là. Quand je prêche pour l'Amour de ses propres efants, je ne le fais pas, moi non plus, quantitativement mais qualitativement. Quand vous évoquez l"étouffoir de la mère (on sent remonter le personnage mythique de Mme Lepic, dans "Poil de carotte") même avec l'amour qu'elle en pense être, mais qui n'en est que le squelette, on sent bien qu'il faut lâcher du "lest" suivant votre propre expression. Mais lequel ? Des traditions, lourdes comme des tonnes de plomb, pèsent sur le milieu familial. Je n'ai pas eu la malchance d'avoir à me ployer à celles-ci, parce que je n'avais pas M. Lepic comme père, mais un homme qui savait de quoi le futur homme que j'étais était fait et qui n'avait, comme souvent c'est le cas, pas perdu la mémoire en acquérant la paternité. C'est pourquoi le nécessaire encadrement de l'enfant ne peut se faire sans une soupape docile donnant vers la liberté. Des parents projettent leurs inhibitions sur leurs enfants et c'est le drame (suicide ou affaiblissement de la capacité de concevoir sa propre vie). D'où le rôle, aléatoire, ou très bon ou très mauvais, des "grands amis à qui l'enfant confie tout ce qu'il sait interdit chez lui. "Grands amis" ou "grandes amies" qui prennent la place des soupapes inutilisées parce qu'interdites, j'ai connu celà, et je l'ai connu de nouveau avec mes enfants. Mais j'avais bonne mémoire et je savais qu'il ne fallait pas obturer tous les orifices de la flûte, sans quoi d'"enchantée" elle devenait sourd-muette.

Dans le cas du petit pendu rouquin, qui était un vrai rouquin, d'après les photos de presse, si un, un seul, des membres de son entourage l'avait aimé parce que (et non pas : en dépit) la couleur de ses cheveux était flamboyante, il n'y aurait pas eu suicide. Il existait certainement quelque part, tout proche de lui peut-être, quelqu'un qui était prêt à l'aimer tout rouquin qu'il fût, et à cause de sa couleur "carotte". Combien voit-on de personnes s'extasier sur des taches de rousseur qui parsèment un visage? Mon avatar en a plein sur le visage, mais tout le monde lui en avait toujours vanté la joliesse. L'intervention de tiers dans la vie d'un enfant, si elle présente des périls auxquels il faut être attentif, est aussi une bénédiction qui remplce le fameux "ceux qui se suicident font pleurer le Bon Dieu" péremptoire de ma Grand-Mère . Les copains ? Je n'y ai jamais cru, pour en avoir fait l'épreuve, presque toujours négative. Ils enfoncent le clou plus qu'ils ne l'extraient. Dans le meilleur des cas, ils affichent une volonté de "protéger" qui fragilise encore plus le sujet.
Quant aux appels au secours, c'est plutôt réservé aux filles, si j'en crois mon entourage. A moins de bévues sentimentales précoces, elles tiennent mieux le coup. dans le cas qui nous occupe. Ce sont une fille et un garçon qui se sont réellement donné la mort.
Vous aurez remarqué que je n'ai pas une seule fois utilisé, ni dans les autres interventions ni sur celle-ci, les mots "adolescent" ou "adolescence". Je trouve qu'étymologiquement, ils sont faux, et dans le sens courant, ils sont réducteurs. Qui dit "réduction" se débarrasse de la "chose" à bon compte comme si c'était ue marchandise étiquetée. Alors que le petite rouquin et la pauvre gamine contemporaine étaient de pauvres enfants en train de grandir pour accéder à l'âge "adulte" (encore une terme, bien équivoque) tous deux sont des cas différents entre eux et différents aussi de tous les autres. Il fut un temps où on obligeait les enfants, dès qu'ils avaient un certain âge, à dormir les mains sur les draps. Je ne sais si cela se fait encore. Avec nos reculades successives je n'en serais pas étonné. Mas ceci est très symbolique de la dureté profonde des vrilles que l'on enfonce dans l'enfant "pour son bien" ! C'est un ensemble dont il ne faut négliger aucune partie. Ainsi, peut-être ils auront moins peur de la vie, moins de recul au bord de l'abîme.
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 10:44
Bien triste histoire, je ne sais que dire ...
Un peu avant, c'était la période des infanticides, plusieurs de suite si vous vous souvenez. Je n'arrive pas à comprendre.

Pour en revenir à l'âge, je pense que notre culture de la compétition et du résultat immédiat n'aide pas - on oublie dès sa jeunesse ce qui est réellement important, le contact, l'entraide, la camaraderie, partager du temps, etc ... Ceci, aussi bien pour les enfants, que pour les parents.

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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 10:48
oui Herodote, tout comme "ado", "enfant" aussi c'est réducteur, sauf lorsqu'on évoque une catégorie d'age forcément impersonnelle. Difficile de généraliser sans réduire le cas par cas, mais au plus on en sort, au mieux c'est.

D'ailleurs pour revenir à ce film qui m'a profondément, bouleversé, ému, dans un des tous premiers passages on voit ceci:

La petite de 13 ans qui s'est tailladée les veines avec une carte de la vierge marie (comme pour signifier c'est le tranchant de ma mère qui m'a tué) est sauvé in extremis. A la clinique, un psychologue débarque dans sa chambre et dit à peu près, peut-être pour tenter un côté paternel bienveillant (mais maladroit): "Une personne aussi jeune que vous ne peut pas connaître tous les malheurs de la vie qu'un adulte a pu rencontrer en chemin, vous n'avez rien à faire ici surtout pour les raisons qui vous y ont amenées"

La fillette dont les yeux laissent passer une sagesse qui sait déjà l'économie des mots répond: "Manifestement vous n'avez jamais été une jeune fille de 13 ans" <<-BIM!!->>
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Herodote
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 11:15
Quand on connait ce que je pense des "psy" en général et de ceux (celles) pour enfants, on ne peut que rire de votre anecdote.
Oh! Ce n'est pas exagéré ! Une adulte, entouré de considération pour sa science de l'esprit (vous connaissez mon point de vue matérialiste sur le sujet) est capable de donner de tels conseils. Et je souhaite que dans tous les cas rencontrés, il provoque la meme réponse lapidaire.
Est-ce qu'il y une catégorie où ranger des petits mains qui n'ont pas fini de grandir mais qui s'ingénient à préparer la mort qui sera leur mort à elles aussi ?
Nous sommes prisonniers des mots, toujours prisonniers et toujours des mots.
Je m'efforce de trouver des métaphores, des expressions contournées qui tentent de dire mieux cet âge où on est encore un enfant et où on voudrait déjà ne plus l'être. Je suis très reconnaissant que ceci ne soit pas un sujet à "débat", mais à un simple échange d'éclalrages différents, bien inutiles quand le mal est fait, et inutile encore quand le mal viendra encore. Merci à tous.
(l'image de la carte représentant le Vierge Marie, symbole de maternité et de pureté corporelle, est très frappant. Si non e vero...)
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ishto
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 11:19
oui, frappant! Une sainte baigne qui ne l'aura pas épargnée :/
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Giotto
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 16:42
Oui, mon fils n'a pas trop de problèmes.
Il lui manque 18 dents. Mais ça va.
A 16 ans à Paris, dans un lycée de 300 élèves dont un certains nombre de belles jeunes filles…
Il ferme la bouche. Et cache son handicap. Il y a quelque mois j'ai du lui faire faire un appareil qui a coûté plus de 2000 euros, parce que il en avait marre qu'on lui dise "va te faire soigner". Heureusement que j'ai un réseau d'amis.

Je pense que sincèrement l'amour d'une mère et de nos amis ne suffirait pas s'il avait un autre caractère.
Il est très dur au mal, et très courageux, c'est dans sa nature.
Les enfants sont très cruels dans la cour;
Et j'imagine très bien un enfant dans son cas avoir envie de mourir.
Car il y a certains caractère plus sensibles.
Mais bien sur l'amour peut vraiment sauver. L'amour et surtout surtout parler parler parler.
Car la communication c'est essentiel. Il ne faut pas se renfermer sur ces problemes.
Les aider à parler.
A 14 ans j'étais à Paris. Mon frère aîné pris dans l'appareil terrible de la dictature Uruguayenne.
Les profs savaient mais personne ne m'a jamais parlé de ça. Aucun adulte ne m'a aidé.
On dit aux gosses à l'école que tous le monde doit être pareil.
Mais qu'est ce qu'on fait quand notre vie est différente ? qu'est ce qu'on fait quand on a 13 ans, on va voir qui !?
Le samedi je fais des ateliers de peinture aux ados et ça leur fait du bien.
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 18:08
Pour ma part je considère que chaque suicide quel qu'en soit la raison est un échec de la société.
(pour parler d'actualité : le cas du petit de 13ans me touche autant que celui du chômeur de Nantes !)
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Giotto
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 18:15
Mais quand mon fils est malmené à l'école et que l'encadrement ne fait pas son boulot, j'ai pas envie de dire que l'éducation nationale se plante même si je le pense fort parce que je suis blessée.
non; Je me dis que je suis aussi responsable de l'éducation nationale et de la société.
Je me dis que faut-il faire pour que ça n'arrive pas à d'autre ? protéger les enfants. Et parler aux adultes. Leur faire prendre conscience.

En 50 ans notre société a changé et les choses ne sont plus ce que c'était.

Et les gens de 30 ans aujourd'hui continuent à travailler à améliorer la société pour demain.

car nous sommes la société, non ?
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 19:24
J'ai tenté de laisser un long message ici. Mais panne de réseau général dans mon coin. Je le déplore d'autant plus que je répondais à votre précédent message.
Je recommencerai un peu plus tard, mais cela n'aura plus la fraicheur du premier jet. Il y était question d'hormones, d'Art et même d'Archéologie qui passionne toujours les enfants. Regrets.
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MathieuMf
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 23:13
Quand je parlais d'infanticide, je pensais notamment à l'affaire suivante, qui vient d'être jugée. Un père qui a roué de coup sa fille de 4 ans, et qui a fini par la tuer ...
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Ven 15 Fév - 23:38
C'est abominable aussi. Mais il s'agit d'un colérique dément, sans doute, de quelqu'un qui s'excite à taper sans relâche.
Le sujet de notre intervention est tout autre :
Qui pousse des enfants à se donner la mort eux-mêmes, par eux-mêmes, sans s'en donner les motifs suffisants, pour des choses qui nous paraissent insignifiantes ?
Y a-t-il un âge où les significations "tournent" comme du lait hors conservation au frais. ? Je me pose bien des questions. N'oublie pas, Mathieu que je suis plusieurs fois aieul ...
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Sam 16 Fév - 17:20
Une bien triste histoire...

Mais là je crois que j'ai beaucoup à dire : mais je me limiterai car le sujet est trop vaste.

Ma chère et tendre est rousse, et elle ne connaît que trop ces rejets dont font preuve les jeunes envers cette coloration capillaire, parce qu'elle l'a vécu. Pourquoi ? Pour une raison aussi vieille que l'humanité elle même : le rejet de la différence qui effraie ! C'est une réaction similaire au racisme ou à l'homophobie, un mélange de peur et d'incompréhension véhiculées par des générations d'absurdes considérations. Autant dire que la culture n'y est pas étrangère, entre autres. Lorsqu'un jeune ne se sent pas intégré dans le système, qu'il se sent différent (ou perçu comme tel), quel va être son état d'esprit ? Mélancolique et souffrant, forcément. Mais c'est aussi la faute des autres familles, des parents qui n'ont pas expliqué à leurs enfants que la couleur rousse n'était pas la couleur du diable ou je ne sais quelle ânerie, mais une coloration pigmentaire répandue et naturelle. Et là je ne stigmatise pas les parents, je dis simplement que cela pourrait être utile d'intégrer ce paramètre dans l'éducation.

C'est toujours le même principe, le rejet et l'incompréhension se manifestent par de la peur et de l'agressivité, ce qui rend l'être qui en est victime plutôt propice aux névroses et autres dépressions. Imaginez lorsqu'il s'agit d'un adolescent en pleine quête identitaire ! C'est une catastrophe. La solution ? Par exemple que les parents essaient d'éduquer leurs enfants afin qu'ils ne perçoivent plus les roux (rousses) comme des êtres différents et suspects, mais c'est aussi le travail des éducateurs et des enseignants, pour un part du moins. Au moyen âge la couleur rousse était assimilée au diable, ce qui s'est perpétué, hélas, et continu de faire des ravages, à une époque où l'on a totalement décodé le génome humain ! Avouez que c'est un peu dommage... Neutral Le dictat de la norme est une chose qui doit être atténuée, faute d'être éradiquée pour le moment; car la différence est une richesse, et c'est une chose qu'il faut transmettre en tant qu'idée de base à toute civilisation.
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Sam 16 Fév - 17:32
Il y a dans nos campagnes des bigotes qui se signent quand elle croisent un chat noir !
Restes des vieilles superstitions; Oilve.
Les éradiquer n'est pas simple quand on assiste à l'accumulation des nouvelles !
Que les cheveux roux soient dans l'ordre naturel, oui; Que le chats nors comme le mien aient un pelage dans la nature des choses. Ici on chérit les yeux bleus. Au Maghreb où ils sont plus exceptionnels, ils sont considérés comme maléfiques.
C'est tout cet amas qu'il faut faire sauter. Mais que faire quand on voit les superstitions nouvelles ou renouvelées qui nous sautent dessus ?
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Sam 16 Fév - 17:48
Selon moi c'est la lente maturation éducative Herodote, faire disparaître des siècles d'obscurantisme formel n'est pas chose aisé, c'est le moins que l'on puisse dire.

Des personnes peuvent passer à l'acte parce qu'elles ont trop entendu l'écho de l'ignorance, celle qui demeure tapie dans l'inconscient collectif, celui-là même qui faisait que l'on clouait des chouettes sur des portes ! Et oui, l'horreur des peurs irrationnelles et archaïques, qui, contrairement à l'idée répandue n'ont pas totalement disparu.

Il faut que les consciences de demain soient plus ouvertes et surtout mieux éduquées. Il faut intégrer des valeurs de discernement qui font défaut, comme le fait de considérer un être humain par son esprit et non par son apparence. plus facile à dire qu'à faire dans une société où l'on traîne encore quelques dogmes ancestraux et délétères. C'est dans l'enfance et l'adolescence que se forge l'identité, et si un élément de la personnalité est blessé durant cette période, c'est souvent l'annonce de problèmes existentiels. Il est évident qu'un adulte qui se voit être la moquerie de tous parce qu'il possède une caractéristique physique particulière sera mécontent voire un peu déprimé, mais la même chose sur un enfant ou un adolescent est plus impactant.

Un coup de hache sur une jeune pousse ou sur un arbre de mille ans n'aura pas la même conséquence. Toutefois, l'être humain reste sensible toute sa vie, et loin de moi l'idée de dire que seule la jeunesse peut souffrir des moqueries et autres harcèlement. Tout le monde peut y être sensible, mais plus particulièrement les jeunes, car ils n'ont pas suffisamment de recul pour relativiser et s'appuyer sur d'autres tuteurs... Des compensations par exemple; mais pour un jeune qui est coincé chez lui et dont les parents se disputent chaque soir ou presque, c'est plutôt difficile, alors il se réfugiera dans des mondes imaginaires, et rejettera la réalité qui le fait trop souffrir ce qui peut avoir de graves conséquences.*

Si les différences deviennent des richesses, des façons d'élargir le champ de l'esprit, le pari sera gagné. Mais d'ici là, je crains que le combat soit encore bien long...

*= Ce n'est qu'une variante évidemment, un jeune peut vivre le même drame dans une famille où les parents ne se disputent presque jamais.
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Herodote
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Sam 16 Fév - 18:03
Je n'aurai pas écrit mieux que toi, Olive. Et si je combats les nouvelles superstitions je n'en nourris pas moins l'offensive jamais terminée contre les anciennes nées de cet obscurantisme qui nous ronge la moëlle. Treize ans ! ces petits mains sont faites pour jouer, pour apprendre, pour étreindre qui leur fournit l'Amour dont ils ont besoin, ces petites mains qui préparent leur propre trépas. J'ai eu plusieurs enfants et j'ai des petits-enfants, Olive. Tu imagines ce que je ressens. Une, de douze ans et demi, habite à Pau. J'ai passé mon temps hier soir à prendre de ses nouvelles. Idiot ? Oui, j'assume !
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Sam 16 Fév - 18:08
Olive1968 a écrit: La solution ? Par exemple que les parents essaient d'éduquer leurs enfants afin qu'ils ne perçoivent plus les roux (rousses) comme des êtres différents et suspects, .

le problème c'est que parfois se sont les parents eux même qui mettent ce genre de préjugés dans la tête de leurs enfants! pas facile d'éduquer l'éducateur!
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Lux Lisbon
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

le Sam 16 Fév - 19:52
ishto a écrit:Je reviens justement d'une petite conférence à parole ouverte qui a eu lieu autour du thème du suicide, d'abord il y'a eu la projection de ce film de 99:

Virgins suicids..


Une fiction traitant de ces terribles faits bien réel, ne pouvait manquer de dire quelque chose de très juste: Lorsque les ados sont bridés à l'extérieur (collège, activité, amis etc) et à l'intérieur (chez leur parents avec un maximum d'interdits, de règles, d'uniformisation, bref, que l'interdiction vient toucher jusqu'au plus intime), on voit que la singularité du sujet essaye de ressortir néanmoins jusqu'à ce que, sentant qu'aucune issue d'expression n'est possible, ne reste plus que cette solution fatale. Différence entre le suicide raté S.O.S qui a une adresse puisque après échec le "faux" suicidé reçoit en quelque sorte l'accusé réception de son "message", et le suicide "réussi" qui est lui sans adresse, sans appel en fait. On retrouve dans ce film un mère inassouvie, qui ne peut au fond tolérer que ses enfant puissent ne plus faire "un" avec elle (sous couvert d'un tranchant catholique fortement marqué, le prétexte suprême en gros), et un père complètement effacé qui a jeté l'éponge depuis bien trop longtemps devant cette personne qu'est son épouse... on aurait dit que cette dernière reportait sur ses enfant la même interdiction d'être désirant qu'elle avait peut-être du subir dans sa propre enfance: "J'ai eu des parents indifférents, je reproduirai finalement la même chose en étant le total contraire de cela... étouffant!"

En conclusion, cette mère de famille traumatisé après le suicide de ses 5 filles dira, et elle a raison, qu'ils n'ont jamais manqué d'amour... en effet, si on limite la notion d'amour a apporter une protection qui peut s'avérer toxique, oui elle a parlé en toute bonne foi... c'est d'un peu d'écoute et de lest que ses enfants avaient cruellement besoin. Je dirais qu'un cadre sécurisant est mieux qu'un cadre sécurisé, mais qu'il est vital pour l'enfant de pouvoir, auprès ne serait-ce que d'une personne, de pouvoir exprimer ses incompréhensions, même s'il n'y a pas de réponses, en fait, se sentir écouté vient, parfois après coup, signifier jusqu'où s'étend(ait) le besoin d'être aimé.


Effectivement, il doit y avoir même si invisibles au premier voire au second abord des signes avant coureurs, de tout petits signes d'une telle orientation macabre. Effectivement moi aussi je pense que si sont respectés (pour détailler un peu plus l'amour que par ce seul mot qui le désigne) des moments de respiration, d'écoute, d'encouragement, de tendresse, et quelques règles immuables dans les grandes lignes, alors la probabilité d'une telle orientation serait minimisée.
Amusant que tu parles de ce film... c'est de là qu'est tiré mon pseudo. Wink
D'ailleurs, si tu as aimé le film, je te conseille le livre, au-dessus de son adaptation cinématographique (qui est pourtant très réussie).
Je ne sais pas si le parallèle est bien choisi, en fait, car je crois que cette oeuvre nous parle de choses qui sont bien différentes des cas cités par Hérodote. Les adolescents qui se sont donné la mort l'ont fait parce qu'on les harcelait quotidiennement : cela n'a rien à voir avec le cas de ces cinq jeunes filles qui ont tout pour plaire, qui sont belles, aimées de tous... L'histoire part d'ailleurs de ce point d'interrogation terrible qui torture les garçons qui nous racontent leur vie et leur mort : comment ont-elles pu en arriver là ? Bien sûr il y a les parents qui les enferment, il y a l'impossibilité de vivre sa vie, mais enfin des enfants et des adolescents privés de liberté et qui ne se suicident pas, il y en a des centaines, des milliers... Virgin Suicides nous parle du spleen, de la difficulté de vivre, tout simplement ; probablement aussi de la peur de devenir adulte. C'est une fable, un conte, qui nous transcende au-delà de notre quotidien.

Malheureusement, les faits divers récents me semblent totalement ancrés dans notre quotidien. L'intolérance est toujours là, qu'on soit roux, homo, petit, gros, moche, trop grand... Il y aura toujours un défaut, quelque chose qui nous démarquera ; et il suffit d'avoir un caractère plus faible, plus sensible, pour devenir la proie des autres.
Je n'ai jamais été populaire à l'école mais mon fort caractère m'a permis de ne jamais être une victime, de ne jamais être celle dont on se moquait. J'ai eu cette chance de paraître ce que je n'étais pas, de pleurer quand je rentrais le soir et de ne rien laisser paraître pendant la journée.
Ces adolescents n'ont pas eu cette chance. Il faudrait vraiment qu'on mette en place un système pour que cela n'arrive plus, qu'un enfant ne puisse plus être la victime de ses petits camarades pour des raisons plus absurdes les unes que les autres. Les enfants sont cruels, mais ils ne le sont que tant qu'on le leur permet : si on leur apprend la tolérance, le respect, ils l'appliquent.
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Re: Ils se pendent à 13 ans.

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