Diabolus in musica

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Diabolus in musica

Message par baton de dedale le Dim 18 Nov - 20:45

Je ne sais pas me décider à propos de la classification du sujet ... sciences ? musique ? ésothérisme , religion ???
j'aurais voulu avoir l'opinion et les connaissances de tou(te)s à propos de cette fameuse " NOTE DU DIABLE " mise hors de portée des mortels par le pape (himself)!il y a des lunes de cela !!!
Je n'ai aucun doute en ce qui concerne le caractère insidieusement satanique de l'oeuvre intégrale d'Annie Cordie mais pour d'autres raisons...
Si mon souvenir est bon , c'est au moyen age ( en tous cas pas hier) que la sentence divine à mis ces notes sous clefs ...
Ces "notes" particulières ; donc je suppose la vibration qui la défini ; sont capable d'avoir des effets des plus dévastateurs sur les influençables âmes chrétiennes ...
Celle ci sont sensées nous griser , nous rendre tout chose , tout foufou (ou fofole) lors de son écoute.
Je me rappelle que les inventeur du heavy metal : "Black Sabbath" en ont fait usage plus d'une fois dans leurs divers morceaux ( il étaient déjà en froid avec le vatican donc ...)
mais à l'origine qu'est ce qui se passa pour qu'on perçoive q'une tonalité particulière influençait l'état d'esprit des auditeurs ???
J'imagine donc que c'est une questions de vibration , mais qui fait vibrer quoi ??? proiduit on une hormone psycho active ou quelque chose dans le style ?
Est ce que quelqu'un sait si la musique du frêrot Volfgang ; qui serait à l'origine de nombreux effets secondaires bénéfiques pour l'auditoire , aurait elle une vibration particulière comme signature ???
Et pour temporairement satisfaire mon désir de découvertes (pour les prochaines 18 min certainement) je pousserais jusqu'à l'éternel en personne et ses différents concepts marketing voire jusqu'à consulter ses différents best sellers pour essayer de se rendre compte ce qu'il en est de cette considération du son et de ces pouvoirs dans les traditions anciennes et les croyances ... je pense par exemple au nom de "celui dont ont ne peut justement pas dire le nom " sous peine quoi encore ??? les trompettes de jérichos et autres récits fondateurs
Ôooooommmm ???aussi
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Re: Diabolus in musica

Message par Guizmo le Lun 19 Nov - 10:06

Allez, faute de mieux, je mets dans Remue Méninges...
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Re: Diabolus in musica

Message par Dadman79 le Dim 6 Jan - 15:44

Le livre Le Diabolus des Sages Une dissonance interdite…
par Dominique Bertrand, publié aux éditions Signatura traite de la note du diable:

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Fruit d’une longue recherche, le Diabolus des Sages ouvre une « enquête philosophale » sur le destin de la culture occidentale, selon l’angle ouvert par la musique. Impliquant aussi bien les mathématiques, l’alchimie, l’astronomie, la psychologie, l’histoire ou la théologie, elle introduit les perspectives de la résonance dans la question de l’identité personnelle, sa gestation multiséculaire, ses diverses mutations historiques et sa crise contemporaine. Elle apporte ainsi une contribution singulière au bilan de l’Occident : l’Histoire de la Dissonance.

J'ai d'ailleurs trouvé sur ce site, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] , d'excellentes références, afin d'en savoir plus sur cette "note du diable"

Je me permet de vous citer trois passages sur ce long exposé (15 vidéos + des commentaires consistants, il faut compter une bonne heure pour la conclure). Ce sont pour moi les passages que je trouve le plus riche, par rapport a mon idée personnelle de cette "note du diable".

L'ÉNIGME

" Il est temps de commencer à formuler l'Énigme, qui tient de la convergence de plusieurs faits, sans liens apparents entre eux: l'apparente coïncidence entre les nombres sonores et les nombres célestes, le rapport du côté du carré à sa diagonale, l'interdit sur le diabolus et le tempérament de la gammes. Leur point commun est un nombre qui posa bien des problèmes aux premiers mathématicien: Racine carrée de 2. Lorsque Pythagore découvrit la nature harmonique de l'Univers, il se fonda sur une coïncidence étonnante entre le cycle de douze quintes et de sept octaves, résonant évidemment avec les douze dieux et les sept planètes du ciel antique. Sauf que cette résonance n'était pas exactement parfaite, que douze quintes sont légèrement plus hautes que sept octaves; cette différence fut nommée comma pythagoricien en l'honneur du maître. Il est trop compliqué d'expliquer ici comment cet écart joue un rôle dans l'inégalité des intervalles, mais il suffit de comprendre que pour Pythagore - qui fondait sa cosmologie sur le fait que l'univers est parfaitement mesurable selon les nombres entiers - la découverte était plutôt saumâtre. Musicalement, cela ne posait pas de problème majeur (nous sommes en système modal, mélodiquement " élastique " ), mais cela était théoriquement très... inélégant ! Pythagore cherchait la vérité absolue, la perfection du Logos. Cela le renvoyait à un problème du même type, qui lui aussi lui cassait le moral: lorsqu'il avait voulu mesurer la diagonale du carré - symbole parfait de la Mesure dans son système géométrique - il avait découvert que celle-ci était incommensurable avec le côté dudit carré. Il était tombé sur les nombres irrationnels. La légende veut qu'il interdit la transmission de ce fait, sous peine de mort. C'est là que commence l'énigme: ce nombre est la valeur de cet intervalle sera plus tard nommé Racine Carrée de Deux. C'est la valeur de l'intervalle qui coupe l'intervalle d'octave en deux intervalle identiques, composés chacun de trois tons entiers. Racine Carrée de Deux est la valeur mathématique de l'intervalle interdit. La question qui reste entière, c'est que les moines qui considéraient le Triton comme la Dissonance Parfaite ne pouvaient savoir qu'il mesurait Racine Carrée de Deux: les nombres irrationnels n'arriveront qu'au treizième siècle, avec les arabes et le Zéro. Comment l'interdit pythagoricien, qui concerne un figure géométrique, se retrouve-t-il dans la musique, là encore frappé d'interdit, sous peine d'enfer ? Comme le rapport de deux notes à l'octave est de 2/1, c'est évidemment ce même nombre impossible qui servira à égaliser les douze degrés de la gamme, résolvant d'un coup des siècles de recherches fiévreuses. Paradoxalement, c'est par le nombre incommensurable que le tempérament trouva sa juste mesure. Autrement dit, le problème posé dans la gamme modale par la présence tensorielle de cet intervalle fut résolu en transformant la gamme selon la mesure de cet intervalle; cela génère un problème collatéral: la gamme n'a plus une seule note "naturelle" (sauf l'octave), ce qui soulève des questions d'ordre philosophiques redoutables concernant le rapport singulier de l'homme à la "nature". Il semblerait que la modernité soit l'histoire de l'intégration progressive de ce retournement, générateur d'une dynamique qui nous porte encore aujourd'hui, fondée sur la prise en compte de cette tension à la fois incommensurable et créatrice."

(...)

- L'ÉNIGME (2) -

"Le geste de Schoenberg à l'entrée du XX° siècle marque la coupure avec 25 siècles de musique référencée sur le diffraction harmonique naturelle. Si celle-ci est - comme le découvrit Pythagore - mesurable avec la clarté et la simplicité des nombres entiers rationnels, l'introduction du Diabolus est aussi celle des nombres Irrationnels - non " naturels" - et cette introduction fortement tensorielle joue le rôle du levain dans la pâte, qui se déploie sous forme de musique tonale. De la même façon, l'introduction des nombres irrationnels dans les mathématiques au XIII° siècle ne se fera pas sans de vives tensions, et leur intégration progressive - liée à celle du Zéro - sera ce coup de pouce qui donnera aux mathématiques occidentales leur puissance foisonnante. Comment l'interdit de Pythagore sur l'Incommensurable se glissa-t-il dans l'oreille médiévale ? Pourquoi la relation entre celui qui prie et celui qui est censé l'écouter est-il marqué de cet intervalle interdit ? Pourquoi la musique occidentale fut-elle la seule à accomplir cela ? Cette intégration progressive de l'interdit - après son déplacement du géométrique vers le sonore - est générateur d'une telle richesse que cela mérite réflexion."

(...)

LA FAILLE QUI FAIT L'HUMAIN

"Finalement, le cri de l'animal se présente comme le début et la fin de tout geste musical: le cri du sacrifice originaire, et dont l'homme hérite pour être humain, et non point animal. N'est-ce point le sens du cri du Shophar de la traidtion hébraïque, rappelant le sacrifice du bélier à la place du fils d'Abraham ? Avec, en arrière plan, le cri du bouc émissaire chassé dans le désert, portant le péché des hommes. La mémoire du cri rappelle la faille qui fit sortir l'humain de l'animalité; cet écart impensable, ce décalage ontologique qui autorisa la floraison de sa si singulière intelligence. L'odyssée du Diabolus en fait une métaphore paradoxale de la fonction de l'interdit, des vertus dynamiques de la transgression, et du potentiel créatif qu'il recèle. Depuis la position d'intervalle interdit jusqu'au tempérament égal où c'est le nombre interdit qui modèle la gamme à son image, on assiste à un retournement logique qui est aussi celui d'une extraordinaire floraison musicale se déployant dans de nouvelles dimensions. Mais si l'interdit transgressé génère la musique tonale, c'est aussi lui qui finalement la dissoudra dans l'atonalité, comme s'il fallait dépasser l'ordre engendré pour accomplir un dépassement permanent. Et l'on retrouve alors le cri du bouc de la tragédie antique ou du désert de Palestine dans les hurlements des guitares électriques, et ceux des ados post-moderne mimant désespérément les anciens chamans."

Merci pour votre lecture.

Cordialement,

Dadman
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Re: Diabolus in musica

Message par yaka le Dim 6 Jan - 17:31

ben ça ... je ne savais même pas que ça existait !

N'étant pas musicien, je n'ai pas d'avis sur le sujet, mais cela m'a permit de chercher sur internet et de découvrir des accords ... déjà connus!

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Re: Diabolus in musica

Message par Herodote le Dim 6 Jan - 18:23

Exact.
Le reste est de la même couvée que : "Esotérisme et Franc-Maçonnerie"
Avec un salmigondis de fausses sciences alternées avec de vraies pour mieux faire avaler la potion..
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Re: Diabolus in musica

Message par Dadman79 le Dim 6 Jan - 19:41

Ah bon ? ma modeste contribution est qualifiée de potion ?

C'est un jugement un peu sévére chers Hérodote...

Pourtant je reste surpris, car je me suis basé sur les travaux de vos fréres avant de ne "citer", que des écrits que j'ai trouvé interressants sur un autre site....

Le humble profane que je suis vous salue,

Cordialement

Dadman

MathieuMf : Selon le règlement du site que chacun a accepté, aucun lien / copie de travail maçonnique n'est accepté. Post modéré. Merci !


Dernière édition par MathieuMf le Dim 6 Jan - 21:24, édité 1 fois (Raison : Modération)
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Re: Diabolus in musica

Message par Herodote le Dim 6 Jan - 21:29

Ni la physique des solides, ni celle des liquides, ni celle des fluides, ne s'occupent de cette numération qui sent son occultisme à plein nez !
Qu'il y ait des Francs-maçons qui nous font du tort, je ne puis le nier. Ceux qui confondent "symboles" et autre chose, n'importe quoi, vieilles moutures de divinations ( racine, s'il vous plait?), ne font pas partie de ma bergerie. Prenez-en acte. Et ne vous fatiguez pas à démontrer tout ou n'importe quoi avec des raisonnements sans preuves, autres que d'autres vaticinations, même recouverte du voile maçonnique. Fidélité certes, mais prudence, à coup sûr, face à votre titre de lien. Si vous n'avez comme source qu'une Loge Suisse, ne dépendant que d'elle-même, pauvre de vous ! Et bien connue pour ses traditions "arriérées". Si vous pouvez vous procurer copie de la planche que mon Fils, Jean-Dominique, bien connu ici, va présenter demain soir devant deux Loges du GODF réunies, vous aurez de quoi satisfaire votre appétit de raison raisonnante. Mais il ne semble pas que vous soyez attirés par ce genre de choses...
Cela a autant de valeur que les "voyelles" de Rimbaud, ("Je dirai quelque jour vos naissances latentes.", qui a au moins le mérite de sonner bien comme venant d'un grand poète). Qui ose, la tête saine, croire en Rimbaud autrement qu'en un poète. La numérologie, j'en trouve dans toute les revues féminines qui ne sont lues par moi qu'en attendant chez le dentiste. Entre l'horoscope chinois et les tarots. C'est fou ce qu'on m'y annonce. A quand l'astrologie, cher Monsieur ?

Rappelez-vous les deux augures cités par Cicéron, qui ne pouvaient se regarder sans rire ! Je ne serai pas le deuxième.

PS : Il a été dit ici, unanimement ou quasi unanimement, par les frères fréquentant ce forum, que les "planches" lues en tenue, comme tout ce qui se passe en Tenue, étaient couvertes par la loi du secret maçonnique. Pourtant votre lien nous donne accès à toute une série de "planches", dont la place n'est pas celle qu'on leur assigne sur un Forum public ou susceptible d'être lu par des profanes. Dont vous.
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Re: Diabolus in musica

Message par yaka le Lun 7 Jan - 6:38

et c'est là le problème ; la lecture sans décodage ne même à rien.
J'ai eu l'occasion de visiter un site dernièrement où sans aucune retenue on entre de plein pied dans le rituel de passage au troisième degrés.
Le temps de m'en rendre compte, j'ai fermé la page ; chaque chose en son temps.
Mais mise ainsi aux yeux de tous, cela peut provoquer de l'étonnement ou des interrogations auxquels personnes ne peut répondre en vertu de la discrétion demandée (et pour le maçon, de son vécu intransmissible tant cela reste personnel "il faut le vivre").

C'est comme essayer de décrire le parfum d'une rose en un livre ; certes le lecteur pourra y trouver beaucoup d'explications, de comparaisons, mais il n'aura pas la chance d'humer ce que la fleur offre.
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